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Mercredi 23 Mai 2012

La CGT d'Air France veut comprendre



A qui profite le crime ? Se demande la section CGT d'Air France, surprise de la publication dans la presse d'autant d'informations sur l'avenir de la compagnie. Des articles qui font état du non remplacement des départs en retraite sur 3 ans ainsi que du lancement imminent d’un Plan de Départs Volontaires. Les fameux 5000 emplois supprimés.



La CGT d'Air France veut comprendre
Pour la CGT, si La direction d’Air France a démenti le lendemain, sans pour autant contre argumenter "Force est de constater que cette technique de la fuite organisée est malheureusement connue à Air France. Par le passé, pas si lointain d’ailleurs, la direction s’était livrée à ce stratagème pour préparer les esprits avant des annonces anti sociales. Ces annonces sont inacceptables, tant sur la forme que sur le fond. Nous espérons que l’entreprise n’a rien à voir avec ces torchons qui visent à installer la peur dans les rangs des salariés d’Air France déjà pétris d’incertitudes quant à leur devenir". La centrale syndicale insiste aussi sur le projet d'avenir attendu dans l'entreprise, seul garant du développement économique, et de préciser " Depuis l’arrivée de notre PDG, nous n’entendons qu’un seul son de cloche : les acquis des salariés pénalisent l’entreprise Air France au bord du gouffre. L’avenir d’Air France passerait obligatoirement par un passage en règle des salariés à la moulinette. Si tel était le cas, ce serait un cruel aveu d’impuis sance pour une direction visiblement en panne d’inspiration. La renégociation des conventions d’entreprise (ou leur dénonciation si aucun accord n’est trouvé fin juin entre direction et syndicats), couplée à la transformation des cabines Première, ne saurait constituer un projet de transformation crédible d’Air France". Pour l'heure, la CGT dit "observer". Mais demain ? Pas de réponse pour l'heure. On préfère évoquer le réalisme des salariés et leur attachement à l'entreprise plutôt que de parler de grèves ou de mouvements de contestation.