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Mercredi 10 Février 2016

La Cour des comptes réclame plus de travaux sur le rail d’Ile de France



Cinq ans après un premier rapport alarmant, la Cour des comptes en remet une couche sur l’état de vétusté des transports ferroviaires en Île-de-France et appelle à l’accélération des grands projets et de la maintenance. Et une hausse des tarifs pour la financer en partie.



Il n’est pas rare que des rendez-vous professionnels soient ratés en région parisienne en raison de pannes sur le RER ou le Transilien. La Cour des comptes s’inquiète de la situation et des conséquences globales pour l’économie d’Ile de France. Dans un deuxième rapport sur le train en Ilde de France, 5 ans après le premier, elle donne des bons points mais aussi des mauvais points.

Bons points pour le STIF, syndicat des transports d’Ile de France, grâce à de nouvelles relations établies par contrat avec la SNCF et la RATP. Le principe des « bonus/malus » qu’il applique a un peu amélioré la situation. Mais on est loin du compte et c’est là que la Cour sort le carton rouge. D’abord elle constate que les malus versés par la SNCF au Stif, justement pour non-respect des objectifs, ont été multipliés par trois depuis 2010 passant de 6,3 à 19,5 millions d'euros en 2014, preuve d’un dis-fonctionnement qui s’amplifie. Malgré des investissements accélérés ces toutes dernières années, 40 % des voies et 30 % des aiguillages ont plus de 30 ans en Île de France. Selon les rapporteurs, "Les incidents techniques liés à la vétusté des installations ne connaîtront pas une diminution significative avant au moins dix ans".

Des projets tout neufs pourraient améliorer la situation : le Grand Paris Express, Eole et le CDG Express - pour relier directement la capitale a l'aéroport – pourraient améliorer la circulation des Franciliens. Dans le principe, car la Cour souligne que ces travaux ne pourront pas être financés dans les délais prévus.

La Cour émet donc trois recommandations: donner la priorité absolue à l'entretien et à la maintenance du réseau francilien, accroître la part du coût financé par les voyageurs (ce qui risque de provoquer une augmentation des prix des billets) et, enfin, établir un calendrier réaliste des projets pour les 10 à 15 ans à venir, en fonction des ressources réellement mobilisables.

Il y aura encore pendant quelques temps des retards pour les rendez-vous professionnels…