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La DGAC veut accompagner les co-avionneurs


Le groupe de travail sur le coavionnage oblige les sites spécialisés à se doter d’un certificat de transport aérien (CTA) et d’une licence d’exploitation. La DGAC propose de les y aider. Les voyageurs d’affaires pourraient y trouver leur compte.



Par les mystères de la mode et de la débrouille, la pratique ancienne mais soudainement plus développée du coavionnage a été mise au jour. Et dans la foulée du covoiturage, des sites internet spécialisés de sont mis en place pour permettre la rencontre entre pilotes privés et grand public. Ce grand public, il ne faut pas se le cacher, est constitué parfois de voyageurs d’affaires lassés des formules de hub et des prix de l’aviation commerciale.

Les pouvoirs publics pouvaient difficilement laisser faire, autant pour des raisons économiques que de contrôle de la sécurité des voyageurs. La DGAC a réuni depuis l’automne un groupe de travail réunissant les principaux sites Internet de coavionnage mais aussi la Fédération française d’aéronautique, des représentants des personnels navigants techniques et des compagnies aériennes, ainsi que la gendarmerie du transport aérien et les services opérationnels des douanes. Principales questions : la sécurité, le modèle économique et les modalités d’assurance.

La DGAC a publié en décembre ses conclusions et souligne aujourd’hui la double obligation des sites : "Les organisateurs d’une activité de coavionnage devront se doter d’un certificat de transport aérien (CTA) et d’une licence d’exploitation". Pas simple, et de nombreux commentateurs ont considéré dans la foulée que ces pratiques "collaboratives" étaient ainsi quasiment mortes. La DGAC propose cependant aux sites Internet de coavionnage de les accompagner dans cette voie et invite les acteurs concernés à participer à un nouveau groupe de travail. Selon elle, "Plusieurs ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt pour cette démarche". Pas impossible que les voyageurs d'affaires puissent ainsi bénéficier d'une pratique légale et clarifiée.