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Lundi 14 Avril 2014

La FNAUT soutient le projet de limitation de vitesse



Le projet de limiter la vitesse à 80km/h sur les routes secondaires fait grincer des dents bon nombre d’automobilistes. Mais trouve l'approbation de la FNAUT qui soutient le dossier et va plus loin, estimant que la réduction de la vitesse sur autoroute de 130 km/h à 120 km/h est nécessaire.



La Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports (FNAUT) approuve le projet de réduction de la vitesse automobile de 90 km/h à 80 km/h sur les routes secondaires. La Fédération rappelle que malgré les résultats obtenus depuis 2002, les accidents les plus graves ont lieu hors des villes. «La vitesse joue un rôle dans tous les accidents, comme facteur causal et comme facteur aggravant. Il est prouvé que, si on réduit de 1 % la vitesse moyenne, on réduit de 4 % le nombre des tués», ajoute l’organisation. Elle met aussi en avant les vertus écologiques d’une telle mesure : réduction de la consommation de carburant et des émissions de gaz à effet de serre.
La FNAUT se déclare donc favorable au projet: «La réduction de 10 km/h de la vitesse sur les routes ordinaires, proposée par les experts du Conseil national de la sécurité routière, est donc pertinente. Elle provoquerait un choc psychologique salutaire, comme l’ont été l’introduction du permis à points et celle des radars automatiques». Elle souhaite qu’elle soit appliquée sur l’ensemble du territoire et étendue aux autoroutes (de 130 km/h à 120) et voies express (de 110 km/h à 100). Elle justifie sa proposition avec les arguments suivants :
• Une réduction dans certains départements seulement serait peu lisible.
• Une différence de 50 km/h entre les vitesses maximales sur route et sur autoroute serait bien trop élevée, elle exigerait un changement trop brutal de comportement des automobilistes passant du réseau autoroutier au réseau routier ordinaire.
• C’est sur les autoroutes qu’une réduction de la vitesse est la plus efficace pour réduire la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre.

Elle conclut «Une réduction de 10 km/h des vitesses maximales n’aurait qu’un impact mineur sur la durée des trajets routiers. Les automobilistes y gagneraient en sécurité et réduiraient sensiblement leurs dépenses de carburant (1300 euros par an en moyenne)».