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Lundi 15 Septembre 2014

La Fnam critique la grève des pilotes



Alors que les négociations entre les navigants et la direction de la compagnie semblent au point mort, la Fnam - principale organisation professionnelle du transport aérien - déplore ce nouveau mouvement social d’«une durée exceptionnelle».



Dans son communiqué du 15 septembre 2014, la Fnam indique qu'elle «regrette fortement ce nouvel appel à la grève qui porte un grave préjudice à la compagnie Air France, aux aéroports desservis et aux clients». Elle ajoute «Alors que la part du pavillon français recule chaque année, la profession ne peut pas rester indifférente à la situation d’une entreprise française qui dans un environnement concurrentiel déséquilibré propose un vrai plan de développement avec à la clef des emplois et une stratégie de reconquête».
La direction d'Air France pourra utiliser la déclaration suivante comme argument lors de ses négociations. L'organisation assure que les navigants français «volent environ 20 % à 25 % de moins que leurs homologues européens, voire à 35 % quand il s’agit de compagnies low-cost. Ainsi, les pilotes des compagnies françaises volent environ entre 550 et 650 heures par an contre 700 à 750 heures pour les compagnies classiques européennes (de type Lufthansa, British Airways) voire 800 à 850 heures pour les compagnies type lowcost (easyJet, Ryanair)».

Si les pilotes du transporteur hexagonal doutent de la stratégie de leur direction concernant Transavia, la Fnam semble séduite par cette solution «toutes les grandes compagnies européennes appuient leur stratégie de développement en moyen-courrier et court-courrier sur des structures de type low-cost. Le groupe IAG l’a fait avec Vueling, Lufthansa l’a commencé avec Germanwings, visant ainsi une productivité augmentée de 20% sur une base déjà plus favorable», rappelle-t-elle.
Elle conclut «Dans un environnement économique déjà particulièrement difficile, il est d'importance de rappeler que le secteur, très ébranlé par la crise et de plus en plus exposé à la concurrence internationale, pas toujours loyale, se bat pour maintenir et pérenniser l’emploi et reconquérir ses clients. Ce nouveau mouvement social va donc gravement compromettre les efforts de redressement et susciter l’incompréhension générale».