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La France a horreur du blanc, et nous aussi


Il y a danger à user du principe de précaution. Si la première mission de la prévention est d’alerter sur les dangers d’une situation, en cette époque du tout numérique, on pourrait s’attendre à un peu plus de précision dans les prévisions assénées et répétées par les médias qui, de toute bonne foi, ne font que leur travail de haut parleur.. Je ne jette pas la pierre aux ingénieurs de Météo France mais aux responsables de cellules de crise, alarmistes au possible !



Si je me sens un peu flouée ce matin, c’est parce que les importantes chutes de neige que j’attendais hier sur l’île de France n’étaient pas au rendez vous ! Tant mieux, je ne me serais pas réjouie des routes bloquées, mais hier matin, dès 6 heures en lisant les dépêches et en écoutant la radio, l’apocalypse avait débuté à Paris. Et les rues sont restées tout ce qu'il y a de plus sèches. Avec un départ pour Malte prévu à 11h15, mon billet demandait une arrivée à l’aéroport à 8h15 pour faire face à l’enregistrement. Résultat des courses : Départ à 7h30 de la porte Maillot pour une arrivée à... 8h02 dans le hall 2. Je n’ai jamais été aussi vite. Mais mon avion n’a décollé qu’à 13h30 car, par précaution, on l’avait bloqué au décollage à Malte. J'avoue que les 5h30 d'attente, j'en aurais bien gardé une partie dans mon lit.
Ironie de l’histoire, l'avion que l'on nous a dépêché était équipé de pneus neige, pour affronter la glissade annoncée… A l’arrivée, il ne restait plus que les clous. Plus d’une heure pour changer les pneus. Mais le pire, une fois posé à Roissy, c’est que la couche de neige était à peine plus épaisse que le beurre des sandwichs SNCF. A peine de quoi amuser un gamin… De quoi faire pleurer un skieur, même débutant ! Autant le dire, les difficultés d’accès aux avions, le temps que nous allions perdre au dégivrage, tout cela a fondu comme neige au soleil, si j’ose dire.
Je ne critique pas le principe de précaution. Que n'aurait-on dit si la météo ne nous avait pas alertés! Mais à condition de lui adjoindre un principe de communication en temps réel de la réalité. Une simple question de bons sens qui évitera aux voyageurs d’affaires du stress et de la perte de temps ! Rien de plus.

Hélène Retout

Vendredi 3 Décembre 2010


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