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La mobilité n’est pas une poubelle où tout se glisse !


Êtes-vous mobile ? Voilà la question à laquelle, tous, nous répondons oui. Mobile dès le matin au saut du lit pour aller de la chambre à la cuisine pour le premier café. Mobile pour prendre la voiture et se rendre au travail. Mobile pour aller de son bureau à la salle de réunion. Mobile pour traverser le monde et revenir. Bref, l’homme est mobile. Une vraie et belle lapalissade qu’exploitent à tour de bras fournisseurs, acheteurs et voyageurs de tout poil.



Nous nous sommes amusés à faire à la rédaction un rapide « brain storming » sur la mobilité… Pas moins d’une petite centaine de domaines d’activités dans notre escarcelle. Loin des 820 points évoqués par Google en décembre dernier. Et de fait, le géant des moteurs de recherche a raison : tout est affaire de mobilité, à la condition de définir avec précision ce qu’elle couvre.

Évoquer la mobilité des documents est une réalité…Éloignée du voyage. De même penser vélo ou marche à pied est une belle mobilité naturelle mais est-elle du ressort de l’entreprise ? On le voit, chaque univers de la mobilité est enrichit des envies de chaque entreprise. Gérer une flotte auto ou un parc de téléphones, c’est certes s’intéresser au mouvement et à la com, mais cela relève des acheteurs plus que de toute autre profession.

On le voit, toute cette approche est plus en enjeu professionnel et économique qu’une simple vision dans le temps. Si l’on peut se projeter dans cette galaxie de la mobilité, il est plus difficile d’en définir les contenus. Et là, tout se brouille. Personne ne veut être écarté d’un marché qui semble peser lourd en argent sonnant et trébuchant. Autant les fournisseurs que les entreprises. A tel point qu’un syndicat se demande si la mobilité ne doit pas trouver des compensations. La boucle est bouclée !

Il est donc urgent de définir ce qu’est la mobilité dans le voyage d’affaires. Personne à ce jour n’a souhaité la cantonner à ce qu’elle représente vraiment… Sans doute pour laisser des portes ouvertes en termes de produits ou de carrières. Certes, le flou profite à tous. Mais peut-il raisonnablement laisser croire que tout se fera ?

Pierre Barre

Dimanche 9 Mars 2014


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1.Posté par Anne-Laure le 10/03/2014 09:25
Bonjour M. Barre,

J'ai lu avec attention votre édito concernant la mobilité et la confusion qu'elle suscite souvent chez nombre de personnes, toutes professions considérées. Et je vous rejoins complètement sur ce point, mais également sur le fait de définir "avec précision ce qu'elle couvre".

Toutefois, j'ai un peu plus de difficulté avec d'autres points de vue, notamment sur la mobilité des documents ou encore votre questionnement : "penser vélo ou marche à pied est une belle mobilité naturelle mais est-elle du ressort de l’entreprise ?".

En effet, je pense qu'une gestion de la mobilité en entreprise peut exister - à condition de bien la définir, nous sommes d'accord - et qu'elle peut recouvrir ces quelques points ci-dessus. Toutefois, une composante est essentielle à sa réussite : l'adhésion des collaborateurs à une nouvelle façon de se déplacer. Pourquoi l'entreprise ne pourrait-elle pas être actrice, voire le berceau de cette évolution des habitudes ? Effectivement, des professionnels se positionnent sur cette "mobilité" ; à l'entreprise de déterminer, à mon sens, si leurs solutions sont pertinentes ou non.

Ces quelques lignes ne sont qu'un résumé rapide d'une vision personnelle, mais je souhaiterais enfin vous poser une question, si vous le permettez M. Barre : si "la mobilité n'est pas une poubelle où tout se glisse" et qu'il est "urgent de définir ce qu'est la mobilité dans le voyage d'affaires", quelle définition en proposeriez-vous, finalement ?

Je vous remercie pour votre réponse.

2.Posté par Pierre Barre le 11/03/2014 08:03
Madame,

Il me semble assez évident (mais cela n'engage que moi) que la mobilité dans l'entreprise débute dès qu'un salarié quitte son lieu de travail pour exercer une activité en relation avec son travail.

On peut aller au bout du monde comme au bout de la rue. On peut vendre, dépanner, enseigner...

Au delà, il y a les outils de la mobilité personnelle (tel, tablettes, pc...) et ceux de la mobilité d'entreprise (VPN, cloud, accès serveurs...). Il me semble que la technologie est par définition liée à la mobilité mais qu'elle ne la crée pas. On adapte le besoin à la techno. La techno permet d'envisager de nouveaux besoins.

Au delà, on peut y rattacher la vision sociale (covoiturage, vélo...) ou organisationnelle, mais elle n'est que le prolongement de la collectivité naturelle qu'engendre l'entreprise.

Très cordialement
Pierre