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La nouvelle bataille de l’Atlantique




Engagée depuis quelques mois, la bataille de l’Atlantique est entrée dans une nouvelle phase. Avec le départ annoncé de Continental de l’alliance Skyteam (celle d’Air France) pour StarAlliance (celle de la Lufthansa), on commence à voir se dessiner un paysage aérien qui prend en compte la concurrence liée aux opportunités du ciel aérien. Une bataille qui pourrait bien niveler la concurrence et rendre difficile les négociations tarifaires des grandes entreprises.

« S’imaginer que l’on pourra encore acheter du transport aérien à bas prix serait une erreur stratégique » vient de déclarer Moss Ashley, le fougueux président de l’American Buriness Travel Association. Pour ce spécialiste du voyage d’affaires, il faudra désormais compter avec «une offre calculée pour ne pas dire arrangée». En clair, après la bataille tarifaire de ces dernières années, le monde de l’aérien pourrait assez vite s’entendre sur des gammes de prix en dessous desquels il ne faudra plus descendre. «Ajoutez à cela la menace permanente des hausses carburant», poursuit Ashley, « Et bien malin celui qui pourra faire son budget prévisionnel d’une année sur l’autre». De fait, le prix n’est plus le seul élément de comparaison entre compagnies, il faut désormais surveiller les taxes et les hausses diverses… Qui, en 2007, représentaient entre 4 et 68% du prix du billet en fonction de la classe et de la destination ! Reste que sur les routes vers les USA, en regroupant les grands hubs européens (Paris, Londres, Frankfort, Madrid, Rome…), ce ne sont pas moins de 190 vols par jours programmés vers New York. Il va falloir les remplir et nul doute que le prix pourrait vite devenir l’arme des entreprises. On le voit, cette stratégie
engagée est complexe à comprendre et à gérer. Face à la réduction des budgets consacrés aux voyages d’affaires il faudra pour les travel manager ou responsables achats faire preuve de finesse et d’écoute du marché. Une erreur dans le choix de ses partenaires peut aujourd’hui coûter cher faute de temps pour étudier le marché.

Marcel Lévy

Lundi 23 Juin 2008


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