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La vie ne tient qu'à un clic !




Les Américains les appelle les "blackphone", contraction de Blackberry et iPhone. Ils sont reconnaissables à ce léger petit mouvement des doigts sans cesse en activité et à un regard qui balaye en permanence le bout de la main et leur environnement proche. Ils sont parfois tellement touchés par la maladie qu'il faut les envoyer dans une clinique spécialisée en Californie. Là, en deux semaines, ils vont, doucement mais sûrement, être sevrés pour tenter de ne plus retomber dans cette frénésie "maladive" du téléphone portable.

Nés avec l'arrivée des Blackberry et de l'iPhone, ces malades d'un nouveau genre reconnaissent eux-mêmes qu'ils ne peuvent plus se passer de leur téléphone portable... Même la nuit. Accros aux affaires, aux amis, à la famille ou tout simplement à l'information qui transite via le téléphone mobile, ils ont fait de ces 200 g de technologie le point central de leur vie. Tout est focalisé sur le clavier de leur mobile mais surtout, sur les services offerts par les opérateurs. Ils aiment recevoir et envoyer des SMS et se donner le sentiment d'une puissance au travail inégalée. Nous avons tous dans notre entourage des amis proches, victimes eux aussi de cette téléphonique aiguë. Ils vous regardent mais déplacent constamment les yeux vers l'écran de leur téléphone à la recherche d'un nouveau mail ou d'un nouveau message. En gros, vous avez le sentiment de les ennuyer avec une conversation qui, peut-être, aurait pu se résumer à un sms tellement plus palpitant. On croit souvent que seules les jeunes générations sont touchées par le mal. Il n'en est rien: en 2009, selon le Los Angeles times, ils sont un peu plus de 1000 "malades du mobile" à avoir fréquenté une clinique californienne spécialisée dans les accoutumances extrêmes. Parmi eux, des chefs d'entreprise, des étudiants, des mères de famille mais aussi des voyageurs d'affaires persuadés que leur vie se résume à un écran de téléphone. Tous ne sortiront pas guéris. Pour beaucoup, ces 15 jours de soins demandent énormément d'efforts. Ils sont conscients que le plus dur débute à la sortie de l'établissement, lorsque, seul face à leur portable, il faudra prendre la décision de ne pas aller consulter des mails et surtout apprendre à éteindre l'appareil au moins 12 heures par jour. Il y a les alcoliques, les workaolic, et les blackphone. Tenez, pendant que j'écrivais ce texte, j'ai reçu dix mails et deux SMS. Désolé, faut que j'aille voir !

Marc Dandreau

Jeudi 6 Mai 2010


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