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Le DRH d’Air France veut proposer 3 contrats de travail


Malmené lors du CCE du 5 octobre, le DRH d’Air France Xavier Broseta raconte sa vision de l’affaire dans Le Parisien ce lundi 26 octobre, et décrit sa vision de l’avenir de l’entreprise. Il passe, selon lui, par une évolution du statut des salariés.



Le Parisien décrit un "fervent défenseur d’un dialogue apaisé", un "militant socialiste de longue date,multidiplômé (ENS,ENA) biberonné à la philosophie" qui avant ce fameux Comité Central d'Entreprise avait su gagner "sinon l’adhésion, du moins l’estime des syndicalistes d’Air France". Xavier Broseta raconte avoir reçu, après le 5 octobre, "plus de 1000 messages de soutien", et avoir immédiatement compris devant les caméras que l’image était désastreuse pour la compagnie. Les sanctions à venir ? Il souligne qu’il "y a des choses qu’on ne peut pas laisser passer". Pour ce fils d'instituteur, devenir l'image de l'élite est difficile lui qui avoue "avoir une attirance pour le dialogue sous toutes ses formes".

Côté boulot, le DRH d’Air France raconte dans cet entretien que la concurrence entre compagnies aériennes est "un univers de requins". Selon lui, le plan Transform a clairement évité la faillite à l’entreprise qu’il a rejoint en 2012. Pour l’avenir, il considère que les efforts vont générer de la croissance qui peut éviter les licenciements. Il propose une vraie révolution pour les salariés en regardant une solution pragmatique : "Si notre objectif est d’augmenter la productivité, on ne veut pas l’imposer à tout le monde". Xavier Broseta propose de créer trois contrats de travail : "Dans le premier, le salarié accepte d’atteindre la productivité demandée, son salaire reste identique à celui d’aujourd’hui. Dans le deuxième, il travaille encore plus mais gagne plus. Dans le troisième, enfin, il peut refuser de suivre cette hausse de la productivité, mais alors sa rémunération diminue. On a fait cette proposition aux pilotes, on peut l’étendre aux hôtesses et aux stewards. C’est sur la table".

Il reste que l'on ne change pas aussi facilement un contrat de travail. Les négociations s'annoncent difficiles voire impossibles. Dès la parution de l'article, les syndicats ont fait part de leur refus de cette vision sociale qui, selon eux "donne un bonus aux plus hauts salaires et oblige les petits contrats à beaucoup plus d'efforts que les autres catégories de personnel".

Le prochain rendez-vous de discussion a lieu le 6 novembre, avec les personnels au sol.