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Mercredi 24 Avril 2013

Le Qatar veut prendre l'OACI à Montréal



Les pays du Golfe et leurs compagnies aériennes au fort développement ont pris du poids dans le monde aérien. Ainsi le Qatar se verrait bien accueillir à Doha le siège de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), actuellement installé à Montréal.



Le siège de l'OACI à Montréal
Le siège de l'OACI à Montréal
Selon le journal La Presse, Raymond Benjamin, le président de la Civil Aviation Authority du Qatar, a proposé aux cadres de l’OACI, le 22 avril 2013, de faire déménager au Qatar le siège de l’organisation, installée à Montréal. L’émirat du Golfe ne manque pas d’arguments pour la séduire. Il propose de construire un bâtiment qui «reflétera clairement le statut» de l’association, mais également de prendre en charge toutes les dépenses d’exploitation. A titre de comparaison, le Canada n'en prend que 80% en charge. Il prévoit également d’exempter de taxes et impôts l’organisation et ses employés.
Pour faire mouche auprès de l’OACI, le représentant du Qatar a aussi pointé du doigt les défauts de sa localisation actuelle. Il lui reproche d’être trop éloignée de l’Europe et de l’Asie, mais également d’avoir un hiver trop rude. Il rappelle également que les membres des délégations rencontrent des difficultés pour obtenir les visas nécessaires. Il souligne aussi l’«insatisfaction significative» des diplomates envers des services offerts.
Après cette "attaque", le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, s’est penché sur le dossier. «M. Baird est personnellement désireux et impatient de travailler avec le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal pour que l'OACI reste dans cette ville de calibre mondial», a assuré dans un courriel au journal le porte-parole du ministre, Joseph Lavoie. Ce déménagement vers le Qatar devrait faire l’objet d’un vote lors de la 38e session de l’assemblée générale de l’OACI cet automne. Afin qu’il soit validé, 60 % des 191 pays membres doivent donner leur aval au projet. Néanmoins, la présence historique de l’association dans la ville québécoise semble pour le moment un point qui joue en sa faveur.