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Le SCARA s'oppose lui aussi à la hausse des rédevances souhaitée par ADP


Quelques jours après avoir demandé «Une politique pour sauver le transport aérien français» via un nouveau site web, le Syndicat des Compagnies AéRiennes Autonomes (SCARA) dénonce les propositions d'augmentations tarifaires demandées par Aéroports de Paris pour la période 2016-2020.



Aéroports de Paris a publié son dossier public de consultation du Contrat de Régulation Economique 2016-2020 le 19 janvier 2015. Son projet réclame pour les cinq ans à venir une augmentation de ses tarifs 1,75 % au dessus de l'inflation. Le SCARA s'oppose comme la FNAM à ce taux. «Cette nouvelle proposition d'augmentation sur une période de cinq ans est proprement assassine pour le pavillon français. Elle ne tient, une fois de plus, aucun compte des difficultés économiques et financières des compagnies aériennes et va à l'encontre des recommandations du rapport Le Roux qui précise au sujet d'Aéroports de Paris "L'objectif doit résolument être un gel, et à terme une baisse du niveau des redevances"», explique le syndicat.

Le SCARA estime que cette augmentation représente «une ponction supplémentaire cumulée de près de 400 millions d'euros sur les compagnies aériennes» et rappelle qu' «Aéroports de Paris enregistre chaque année des résultats financiers très largement positifs qui s'élèvent à plus de 1,5 milliard d'euros cumulés sur la période du Contrat de Régulation Économique en cours».
L'organisation prévient qu'elle récusera cette demande d'augmentation lors de la prochaine commission consultative aéroportuaire. Pour obtenir un gel voire une diminution des redevances aéroportuaires fera valoir plusieurs solutions comme «un réexamen des investissements envisagés, notamment en termes de solutions techniques à adopter, des efforts plus importants en matière de gestion interne, une affectation directe des revenus tirés des services annexes vendus par Aéroports de Paris (commerces en aérogare, parkings automobiles, immobilier de bureau sur les plates-formes aéroportuaires, ...) rendus possibles uniquement par l'existence des compagnies aériennes sur les plates-formes aéroportuaires».