Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels
Accueil
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte


Le crash d'Ethiopian Airlines serait dû à une erreur de pilotage, la compagnie dément


En janvier 2010, l’avion d’Ethiopian Airlines qui devait faire la liaison entre Beyrouth et Addis Abeba s’est écrasé quelques minutes après son décollage en pleine tempête. 82 passagers et 8 membres d'équipage ont trouvé la mort, faisant de cet accident la pire catastrophe aérienne éthiopienne. L’enquête libanaise, présentée par le ministre libanais des Transports et des Travaux publics, Ghazi Aridi, a conclu à une erreur de pilote du commandant de bord épuisé et assez inexpérimenté sur cet appareil. Ethiopian Airlines réfute ces résultats et parle, elle, de sabotage ou de foudre.



Le crash d'Ethiopian Airlines serait dû à une erreur de pilotage, la compagnie dément
Le rapport d’enquête libanais présenté le 17 janvier 2012 indique que la catastrophe découle du mauvais contrôle de l’appareil (vitesse, altitude…) par le commandant de bord qui ne volait sur cette machine que depuis 51 jours. Le document met en cause également les conditions de travail qu’il avait subi puisque dans ce laps de temps, il avait énormément volé. Le manque d’expérience, le stress et la fatigue pourraient expliquer sa perte de contrôle et sa mauvaise gestion de la situation. En parallèle, le rapport ne fait état d’aucun dysfonctionnement de l’avion lui-même ou au sein de la tour de contrôle.
A cette annonce, Ethiopian Airlines a rejeté ouvertement les conclusions et a accusé les enquêteurs libanais de partialité. Le vice-président des opérations de vol de la compagnie, Desta Zeru, a dévoilé pour cela les résultats de la propre enquête de la compagnie qui estime que l’accident serait dû à un sabotage, à la foudre ou à des tirs. Des témoins auraient en effet affirmé au transporteur avoir vu une explosion avant que l’avion ne tombe dans la Méditerrané, ce qui serait la preuve d’une cause extérieure à l’avion ou son équipage.
Le ministre libanais des Transports et des Travaux publics, Ghazi Aridi, a, lui, assuré que les conclusions du rapport recoupaient les résultats du BEA et de ceux de l’enquête américaine.