L'idée serait de définir au niveau européen quelles données du fichier PNR (qui comprend 19 informations collectées lors de l'enregistrement, parmi lesquelles l'itinéraire de voyage, le lieu d'achat du billet, le numéro de place et les données de paiement) pourraient être partagées ou non avec les pays tiers et à quelles conditions. En attendant, le Parlement repousserait son vote de consentement sur l'actuel accord PNR, critiqué de longue date par les députés.
Dans une résolution adoptée en 2008, les députés avaient exprimé leurs doutes sur la base légale, la nécessité et l'efficacité d'un système de transfert des données PNR par rapport aux buts recherchés. Les députés avaient demandé des preuves qu'un tel système puisse être utile au niveau de l'UE.
L'accord avait été signé par les membres du Conseil en juillet 2007 et provisoirement appliqué, mais suite à l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, il requiert désormais le consentement du Parlement Européen pour être formellement conclu et conserver son effet juridique. Un vote négatif ferait tomber l'accord, le cas de figure s'étant produit avec l'accord SWIFT, rejeté par le Parlement en février dernier.
Si la commission devait rejeter la collecte des PNR, c'est toute la chaîne sécuritaire mise en place par les Etats Unis qui serait à définir. Washington n'a pas caché qu'une telle décision conduirait à repenser les formalités d'entrée aux USA. A priori, rien n'indique aujourd'hui que l'on reviendrait sur la décision de founrir aux USA les données de base des voyageurs.