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Le patron de Delta est opposé aux couteaux de poche à bord


A partir du 25 avril 2013, les voyageurs d’affaires pourront embarquer avec leur canif de poche ou leurs clubs de golf dans les aéroports américains. La TSA a assoupli les règles afin de limiter les files d’attente. Mais le patron de Delta Air Lines ne voit pas cette modification d’un bon œil.



Le patron de Delta est opposé aux couteaux de poche à bord
La TSA a annoncé qu’elle allait autoriser les passagers à monter dans les avions avec leur canif de poche si la lame a une longueur inférieure à 6 cm et une largeur maximale d’un cm. Cet assouplissement de la liste des objets interdits inquiète les stewards et hôtesses, mais également Richard Anderson, patron de Delta Air Lines. Dans une lettre adressée à l’Administration de la sécurité américaine, il explique partager leurs «préoccupations légitimes» pour leur sécurité. «Si le but est d’augmenter le flux aux point de contrôle de sûreté, il y a des mesures beaucoup plus efficaces que nous pouvons entreprendre ensemble pour rationaliser les points de contrôle de sûreté sur la base des risques au niveau des scanners de dépistage», ajoute t-il. En effet, la TSA avait indiqué lors de son annonce avoir décidé d’alléger les restrictions afin de réduire les délais d’attente à la sécurité des aéroports.
Même opposition chez les navigants, «La menace est toujours réelle et la suppression du moindre niveau de sécurité mettrait inutilement en danger les membres d'équipage et le public», a déclaré Mike Karn, président de la Coalition de pilotes de l'air (CAPA). La Coalition syndicale des hôtesses et stewards a également réagi «Les personnels navigants sont outrés». «L'interdiction des objets dangereux fait partie intégrante de la sécurité dans l'aviation et doit rester en place», a ajouté le syndicat en rappelant aussi que les pirates de l’air du 11 septembre 2001 étaient simplement armés de cutters. L’organisation, qui demande le retrait de cette réforme, avait déjà recueilli le 9 mars 2013 environ 15.000 signatures sur le site de la Maison Blanche "We the people".