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Le problème de l’avion, c’est le pilote!




On sait tous que l’aérien est le mariage subtil de la technique et du savoir-faire des hommes et des femmes qui pilotent les avions. A priori, rien de nouveau. Et pourtant, Michael O'Leary le patron de Ryanair, capable à la fois de mettre en place de grandes idées et de proférer les plus belles âneries, se demande dans Business Week si le fait d’avoir deux pilotes dans un avion est réellement une bonne idée. Un seul suffirait dit-il car, en cas de problème, une hôtesse pourrait engager les outils technologiques d’un atterrissage automatique. On se demande même si un pilote, ce n’est pas déjà un de trop ?

Sur le fond, l’idée d’un avion « tout automatique » n’est pas une idée neuve. Boeing, poussé par le patron de la TWA, Howard Hughes, s’était penché sur le problème dans les années 60. A l’époque, de la pure science-fiction. Aujourd’hui, l’idée apparaît plus facile à mettre en œuvre avec les outils technologiques et informatiques dont on dispose. Dès le 15 septembre 2001, Georges Bush se demandait «Pourquoi on ne pouvait pas prendre la main à distance d’un avion pour le poser, en cas de problèmes, sur l’aéroport le plus proche». Bonne question, Mister Président. Officiellement, la question est toujours étudiée par les spécialistes américains de l’aéronautique… Mais dans le plus grand secret. Si les drones donnent une réponse partielle à la question, les spécialistes sont unanimes à dire que c’est une simple affaire de temps pour voir un avion se poser tout seul, en toute sécurité et sans aucune intervention humaine à bord. A priori, O’Leary est visionnaire.
Si l’ensemble des professionnels de l’aérien le montre du doigt c’est pour son sens de la provocation qui semble, lui, ne pas avoir de limite. Faire parler de sa compagnie est devenu obsessionnel pour lui au point que tout y passe : voyager debout, faire payer les toilettes, surtaxer les obèses… Bref, pas une ânerie ne lui échappe. Et pourtant, force est de constater que ce «politiquement incorrect» dessine parfois le paysage aéronautique de demain. Car tout est loin d’être stupide dans les réflexions du patron de Ryanair qui a compris très tôt que le prix était déterminant dans l’esprit du grand public. Et les résultats sont là. Sa compagnie réussit là où les autres échouent. En toile de fond de son dernier discours, il sait qu’il y a du chômage dans le monde des pilotes… Ceux qu’ils embauchent, trop contents de travailler, ne mouftent pas. Peut-on lui en vouloir quand il fait remarquer que sa compagnie n’a connu aucun accident grave malgré les critiques d’Air France qui, elle, ne peut pas en dire autant… avec les «meilleurs pilotes au monde» ? Provocation, une fois de plus. On peut parfois s’opposer à la vision d’Oleary, à ses déclarations farfelues mais force est de constater que cela fait du bien de ne pas subir la pensée unique. Oser, même au risque de dire des bêtises, c’est déjà courageux !

Hélène Retout

Lundi 6 Septembre 2010


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1.Posté par DASSAIM le 07/09/2010 14:15
Bonjour

Si vous, les journalistes, cessiez de reprendre ces pseudo informations dont le seul but est de faire parler de ceux qui les diffusent, vous n'entreriez pas dans leur jeu et ils finiraient par se fatiguer.
... Mais c'est bien vrai que vous aussi vous avez besoin de textes pour remplir vos colonnes quand l'actualité vient à manquer. A quand une incrust avec des videos de Secret Story ou d'une autre télé-réalité ? Vous seriez certains de faire du buzz.
Aucun lien avec les voyages ? Bien sûr que Si : ils offrent des billets à gagner par tirage au sort !!!!!

2.Posté par Marcel Lévy le 07/09/2010 15:16
Bonjour

Ici on aime toujours la sempiternelle, et très classique, critique du journaliste "responsable" de tous les maux du monde ! C'est un grand classique du lecteur qui pense que le fait d'en parler n'a aucun intérêt. On en sourit encore !

Nous respectons tous les jugements, tous les avis, mais appliquons à la lettre le mot de Pierre Lazareff "personne ne pousse le lecteur à lire...ou à acheter le journal. S'il le fait c'est qu'il est souvent d'accord avec ce qu'il lit".

La rédaction