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Jeudi 2 Mars 2017

Le vol en business class entre Oman et Paris



Une fois n’est pas coutume, mais pour ce test nous n’évoquerons guère le vol aller. Et pour cause, Oman Air exploite un appareil loué à Kenya Airways qui sera remplacé dans quelques jours par le nouveau 787-9 équipé de la business class développée par la compagnie omanaise.



Avant d’évoquer le vol entre Mascat et Paris, revenons un instant sur le vol aller. Premier point fort, très attendu par les clients : le transfert en limousine du domicile jusqu’à Roissy-Charles-de-Gaulle… Et le retour avec le même moyen de transport. S’agissant d’un vol de nuit, il quitte Paris vers 21h15, le rendez-vous est fixé à 17 h pour éviter les bouchons qui risquent de retarder l’arrivée sur l’aéroport.

L’accueil est parfait et le chauffeur particulièrement bien informé sur les risques des difficultés routières entre la banlieue (nous partions du Mesnil Le Roi) et CDG. Il connaît de petits itinéraires d’accès qui nous font arriver en un peu plus d’une heure à Charles De Gaulle. Le comptoir d’enregistrement business est plutôt fluide et il faut moins de 10 minutes pour disposer de son invitation au salon et de sa carte d’embarquement. Notons que le fast-check tient pour une fois sa promesse et que l’accès aux formalités de sûreté se fait assez rapidement.

Le salon utilisé par Oman Air à Paris est celui de Cathay Pacific. Rien à redire tant au niveau de l’accueil qu’à celui de la restauration et des services offerts aux passagers. Il dispose d’une douche pour ceux qui souhaitent se rafraîchir avant le départ, d’une offre de magazines plutôt correcte et d’un service de restauration qui mélange savamment les saveurs d’Asie et celles plus européennes. On y trouve entre autres une petite offre de fromages loin d’être ridicule.

Un mot sur le wi-fi, bien plus rapide que d’autres salons implantés à Roissy. Pourquoi ? Un mystère. Enfin, l’offre de boissons est honorable. Champagne et vin cohabitent avec des eaux, des sodas, du vin (blanc et rouge), des alcools forts sans oublier les jus de fruits. La colorimétrie du salon invite à la détente même si, à cette heure de fin de journée, beaucoup ont déjà sorti leur ordinateur pour poursuivre leur journée de travail. Les autres, installés sur des fauteuils face aux pistes, profitent du ballet des avions qui atterrissent et décollent.

Le futur terminal international est toujours en construction
Le futur terminal international est toujours en construction
Le B787 utilisés par Oman air sur ce vol, issu de la flotte de Kenya Airways, est d’une configuration des plus classiques. Certes il s’agit d’un lit, plutôt confortable et les différents éléments qui composent le siège correspondent à ce que l’on peut attendre d’une classe affaire. Seule la tonalité générale est un peu tristounette. Heureusement, elle est rehaussée par un service impeccable et une vraie disponibilité du personnel de bord.

Sur le vol aller, le dîner servi assez tôt et propose quatre plats chauds, trois entrées et trois desserts. Désormais indispensable, une offre végétarienne est proposée aux passagers en l’occurrence des pâtes. Notons également la présence d’un plat typiquement Omanais avec le poulet, mais également de poissons. Côté vins, en dehors du champagne proposé dès l’accueil à bord de l’appareil et pendant le repas, on retrouvera sur le vol aller comme sur le vol retour un vin rouge du pays d’oc de 2013, un cru australien et un vin doux italien. Pour les blancs, la compagnie a fait le choix de deux vins Néo-zélandais, l’un étant plus doux que l’autre.

Les 5600 km qui nous séparent de Mascate seront couverts en un peu plus de sept heures. Suffisant pour se reposer avant une journée de travail sur place. Avant de se poser, le petit déjeuner est proposé aux passagers. Plutôt simple, il est composé d’un jus de fruit, de fruits de saison, d’un fromage, d’une variété de yaourt le tout accompagné d’un café.

À l’arrivée, le voyageur devra s’acquitter d’un visa d’entrée sauf si son séjour dure moins de 48 heures. Un guichet, qui prend les cartes de crédit, est installé avant la sortie de l’aéroport et permet d’acheter le précieux sésame, une vingtaine d’euros, qu’il faudra présenter avant de quitter l’aéroport.

L’un des constats que l’on fera vite à bord des vols d’Oman Air, c’est qu’un grand nombre de passagers ne restera manifestement que quelques heures à Mascate car ils sont en correspondance vers d’autres destinations desservies par la compagnie. "", souligne Rocio Jolivet en charge de la compagnie à Paris, "Une grande partie des voyageurs d’affaires que nous transportons vont poursuivre leur voyage vers l’Inde, une destination que nous desservons très largement tout comme la Chine, la Malaisie ou le Pakistan".

Un vol retour qui tient ses promesses…

Le vol direct au départ de Mascate est programmé pour 14h20. Il va durer un peu plus de huit heures. Nous utiliserons un appareil propre à Oman Air et dont la configuration en business classe (30 sièges) est identique au nouveau 787-9 mise en place entre les deux villes. Pour l’heure, c’est une entrée réservée aux seuls voyageurs en classe affaires qui permet l’enregistrement rapide. Un salon très agréable, isolé de l'aérogare, car il est équipé de fauteuils pour patienter et d’un accès direct à l’aéroport via les services de police et de sûreté. Il nous faudra moins de 10 minutes pour effectuer l’ensemble de ces formalités.

Le salon que nous allons utiliser pour patienter est provisoire même s’il s’agit de celui qui, pendant des années, a accueilli les voyageurs d’affaires au départ de la capitales omanaise. En effet, l’ouverture annoncée du nouveau terminal international, prévue à la fin de cette année ou au premier trimestre 2018, va profondément modifier le parcours voyageur. Aujourd’hui, c’est donc dans l’ancien lounge que nous allons nous installer en attendant l’embarquement. La décoration est sobre et l’offre en magasines et quotidiens reste limitée à la langue anglaise. Oman Air devrait peut-être penser à ceux qui repartent vers la France et mettre quelques quotidiens francophones dans les coffres des appareils utilisés au départ de CDG.

...Sauf pour le wifi !

Côté restauration, trois plats chauds différents sont proposés et sont accompagnés de hors-d’œuvre frais et de quelques sandwiches à grignoter rapidement. La compagnie ne fera sans doute pas plus d’efforts pour ce salon appelé à disparaître. L’embarquement des classes affaires se fera rapidement, en bus, ce qui nous permet de prendre un peu de temps pour découvrir en détail l'organisation de l'appareil proposée par Oman air.

Au premier regard, la colorimétrie surprend : un mélange de brun lumineux et de beige clair sur des sièges positionnés en 1-2-1 ce qui garantit une totale confidentialité aux passagers. Le principe même du siège "quasi entouré de cloison" est agréable quand on voyage seul. On a le sentiment d’être assez bien isolé de son voisin. Face au fauteuil à l’assise confortable, un très classique écran vidéo de 42 cm équipe les 30 sièges de la cabine. L’offre en films et en programmes musicaux nous apparaît largement suffisante pour la durée du vol. Seul petit reproche, très peu de nouveautés en français sur un vol qui a Paris pour point d’arrivée. Le pitch de 82 inches (un peu plus de 2 mètres) est bien adapté aux voyageurs de grande taille. Idem pour la largeur du siège, 55 cm, qui évite de se sentir à l’étroit. Un emplacement pour les chaussures, un espace de rangement clos sur le côté.

L’organisation du siège est une longue énumération de chiffres : deux prises USB, une prise Ethernet, une prise audio et vidéo, une prise de courant sans oublier un accoudoir latéral rabattable qui permet de stocker lunettes et autres objets de valeur.

La revue de vol annonce la présence du wi-fi à bord. Comme tous les tests que nous avons réalisés à bord du Dreamliner, le résultat est très mauvais. La connexion est particulièrement lente, chère (à partir de 10 $) et permet très difficilement d’accéder à ses mails. L’utilisation du sans fil pour téléphoner est interdite mais dans tous les cas, il nous semble quasi impossible de le faire en l’état de la technologie embarquée proposée par On Air.

Côté repas à bord, le menu change mais la carte des vins reste identique. Sur le vol retour, nous aurons droit au traditionnel plat omanais, une excellente cuisse d’agneau accompagnée d’un beurre de câpres. Le reste du vol, des rafraichissements et en-cas sont proposés à l’avant de la cabine : sandwich ou légumes grillées accompagnés de quelques sucreries et chips. Notons qu’Oman Air propose un vrai expresso à bord. De quoi reprendre des forces avant d’atterrir.

La conclusion s’impose d’elle-même : Oman Air offre un bon rapport qualité/prix vers l’Asie. La compagnie est une alternative à étudier sérieusement pour les déplacements professionnels vers l'Inde. Les tarifs attractifs devraient séduire les acheteurs à la recherche du best buy.



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