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Les associations aériennes en ont assez des grèves des contrôleurs européens, et surtout français


Le ciel français a été une nouvelle fois perturbé par une grève le 15 septembre 2016. L'association aérienne IATA est particulièrement agacée par ces mouvements à répétition. Elle rappelle que l'ensemble des mouvements ont causé plus d'un million de minutes de retard sur le vieux continent et demande aux gouvernements européens de prendre des mesures pour assurer la continuité du service pendant les grèves.



Face à la nouvelle action des aiguilleurs du ciel français qui a entraîné la suppression de 15% des vols sur Paris, Rafael Schvartzman, Vice-Président de la région Europe chez IATA, est monté au créneau. "La fréquence actuelle des perturbations est totalement inacceptable. Les passagers européens ont subi 1 million de minutes de retards et plus de 3000 vols annulés à la suite des grèves cette année", explique-t-il ajoutant que chaque heure impactée est néfaste pour la productivité de l'Europe. Il estime ainsi "Le temps est venu pour les gouvernements européens de travailler ensemble afin que l'essentiel du trafic aérien continue d'être assuré pendant les grèves".

Pour enfoncer le clou, Rafael Scvartzman souligne sont point de vue: "Les contrôleurs aériens sont des professionnels fortement rémunérés dans une industrie dynamique. Ils devraient embrasser les réformes qui sont essentielles pour la sécurité, la capacité, les coûts et les améliorations environnementales que les voyageurs européens méritent".

IATA milite également pour un ciel européen unique qui permettrait, selon elle, d'améliorer la sécurité ainsi et la ponctualité mais aussi de réduire les coûts et les perturbations. Elle déplore que ce projet avance peu depuis des années par "manque de volonté politique".

IATA n'est pas la seule organisation agacée par le mouvement qui a perturbé l'Hexagone. La jeune association Airlines for Europe (A4E) a une nouvelle fois traduit les actions des contrôleurs aériens en chiffre. La France – pays qui affichait déjà le plus grand nombre de mouvements sociaux entre 2010 et 2015 - a connu 11 grèves des aiguilleurs du ciel depuis le début de l'année.

Depuis mars dernier, les grèves menées par les contrôleurs en Grèce, Italie, Belgique et France – nations les plus perturbées - ont conduit à 4 000 annulations parmi les membres d'A4E et plus d'un de 16 000 heures de retard chez toutes les compagnies présentes dans le ciel européen.

Thomas Reynaert, directeur général d'A4E, rappelle que son association a demandé plusieurs fois aux autorités européennes de prendre des mesures pour empêcher les grèves des contrôleurs injustifiées. Il indique "Bien que nous ne remettons pas en question le droit des salariés à faire grève, le trafic grandissant des citoyens et entreprises d'Europe ne doit pas être pris en otage par des mouvements sociaux localisés. Il est temps de minimiser l'impact de ces actions".