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Les compagnies aériennes baissent leur offre sur le Venezuela


Plusieurs compagnies aériennes internationales ont un désaccord financier avec le gouvernement vénézuélien et en tirent les conséquences sur leur programme de vols. Selon une enquête publiée par le quotidien local Ultimas Noticias le 17 mars 2014, au moins 11 des 26 transporteurs desservant le Venezuela ont réduit leur capacité sur le pays.



PAULINO MORAN at wikipedia
PAULINO MORAN at wikipedia
Selon IATA, le Venezuela devrait près de 3,7 milliards de dollars aux compagnies aériennes qui se posent dans le pays et de nombreuses compagnies ont décidé de réduire leur programme sur le pays ou la taille des avions qui le desservent. Le journal Ultimas Noticias a révélé le 17 mars que Tiara Air – compagnie d’Aruba – a diminué sa voilure de 78 %. Sa consœur Avianca a baissé son offre de 66 %. La holding Avianca-Taca a aussi prévu de supprimer sa liaison San Jose - Caracas à partir du 7 avril en raison d'un «manque de rentabilité». Air France, Lufthansa, Iberia, Air Europa, American Airlines, Air Canada, Copa et Lan Peru ont pris des décisions similaires, bien que les baisses de l’offre soient moins drastiques oscillant entre 15 et 35 %. Plusieurs d’entre elles dont Air France et Air Canada ont également suspendu en janvier dernier leurs ventes dans la monnaie locale : le bolivares.

En 2003, les transporteurs aériens avaient accepté de proposer leurs billets en bolivares. Mais cette devise ne peut être échangée à l’étranger. Ainsi les autorités offraient de les reprendre au taux de 6,3 bolivares par dollar. Mais Caracas a changé la règle fin janvier. Dorénavant le taux de change est de un dollar pour 11 pesos. Une décision qui ne satisfait pas les transporteurs. IATA affirme également que les compagnies n’ont pas reçu de devises depuis octobre 2013 et qu’elles «ne pourront poursuivre indéfiniment leurs opérations (au Venezuela) si elles ne sont pas payées».
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a réagi en assurant que les entreprises qui décideraient de ne plus desservir le pays ne pourront pas revenir tant que les chavistes seront au pouvoir. Il a aussi prévu de prendre des mesures contre celles qui réduiraient leur offre. Mais pour le moment, le gouvernement n’a pas agi.