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Les compagnies aériennes françaises s'adressent aux candidats à l’élection présidentielle


La FNAM (Fédération Nationale de l’Aviation Marchande) a adressé aux candidats à l’élection présidentielle 10 propositions pour promouvoir « un transport aérien français basé en France ». Ce secteur représente 331 400 emplois dont 132 700 emplois directs pour la seule activité du transport aérien.



Les compagnies aériennes françaises s'adressent aux candidats à l’élection présidentielle
«Ces propositions doivent être appréhendées dans leurs dimensions économiques, environnementales, sociales et sociétales. Nous souhaitons contribuer au débat public et sensibiliser les candidats à l’élection présidentielle et les grands décideurs politiques du pays, aux enjeux et aux défis que nous devons collectivement relever pour redresser le transport aérien français.» explique Lionel Guérin, Président de la FNAM, association réunissant les principales compagnies françaises. Pourquoi cette expression "Redresser le transport aérien" ? La réponse de Lionel Guérin : «En dix ans, le pavillon français a vu sa part de marché passer de 59 à 48%. Il s’agit aujourd’hui de tout mettre en œuvre pour que l’aérien, et les emplois qu’il représente, ne subisse pas la situation qu’a connue le pavillon maritime». La conférence de presse organisée le 5 avril a été pour le Président de la FNAM - par ailleurs patron d'Airlinair et Transavia, de présenter les 10 propositions de l’organisation envoyées aux candidats à l’élection présidentielle. Évoluant dans un secteur en crise et très concurrentiel, l’association dont Air France et Corsair sont membres, propose pour gagner en compétitivité et faire de la France la porte d’entrée de l’Europe :

1) Diminuer le coût du travail par un déplacement de l’assiette des cotisations sociales sur d’autres prélèvements fiscaux et par un dispositif d’abattement des charges patronales, notamment pour les travailleurs mobiles (navigants).

2) Favoriser l’insertion des jeunes par les entreprises fortement utilisatrices de main d’œuvre, en pérennisant les dispositifs incitatifs existants (exonération de charges pour les contrats en alternance, dispositif zéro charge la 1ère année pour une embauche supplémentaire dans les PME...).

3) Baisser significativement le poids des taxes sur l’entreprise et le client, notamment la taxe afférente aux coûts de sûreté/sécurité afin de se rapprocher des bonnes pratiques européennes en la matière.

4) Améliorer la compétitivité par la simplification de la gestion fiscale

5) Garantir un cadre réglementaire européen compétitif face à la concurrence internationale :
- préserver la compétitivité des transporteurs aériens européens de toute nouvelle réglementation ayant pour conséquence d’augmenter leurs coûts externes par rapport à leurs concurrents internationaux (maintien d’un système d’allocation des créneaux horaires compatible avec les règles internationales édictées par IATA, révision du règlement 261/2004 sur le droit des passagers afin de rendre son application raisonnable et cohérente en particulier dans les cas de circonstances exceptionnelles, absence d’introduction de nouvelles taxes sur le transport aérien, financement public des mesures additionnelles de sûreté) ;
- garantir les conditions d’une concurrence juste et équitable tant au sein du marché communautaire (aides d’Etat au bénéfice de certains transporteurs à bas coûts ou de modes de transport concurrents) qu’avec certains transporteurs aériens majeurs établis dans d’autres régions du monde bénéficiant d’aides substantielles de la part de leur Etat d’origine ;
- permettre le déploiement rapide du Ciel Unique Européen, en lui garantissant une part de financement public.

6) Préserver la capacité de croissance des aéroports français et maintenir les vols de nuit, en corrélation avec la poursuite des politiques de réduction des nuisances sonores et avec la préservation du principe communautaire de l’approche équilibrée ;

7) Faire de l’amélioration de l’accès aux plateformes aéroportuaires parisiennes (route et rail) une priorité de la politique d’aménagement du Grand Paris ;

8) Favoriser l’accessibilité des plateformes régionales en soutenant «les interconnexions TGV/aéroports et les dessertes villes/aéroports en transports collectifs ferrés » (engagement de l’Etat, pris le 28 janvier 2008, dans le cadre du Grenelle de l’environnement).

Afin de faire du développement durable un atout de compétitivité, la FNAM propose également de :

9) Réinvestir le produit du système d’échanges des quotas d’émission EU-ETS dans la performance environnementale du secteur (ex : SESAR, création d’un dispositif d’aide au renouvellement des flottes) ;

10) Préparer les grandes évolutions énergétiques en investissant dans la recherche et le développement sur les biocarburants de nouvelle génération.

La parole est maintenant aux candidats, pour les réponses.