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Les enjeux du Market Place du voyage d'affaires 2013


Le salon qui s'ouvre aujourd'hui au Carrousel du Louvre confortera sans aucun doute la poursuite d'une profonde mutation sur le marché du voyage d'affaires. Le Market Place du Voyage d'Affaires 2013 (LMPVA) n'aura pas simplement à mettre en relation acheteurs et fournisseurs, il devra leur donner les clés des nouveaux partenariats qui se mettent en place.



Au delà des entreprises du CAC 40, normalisées et truffées de process divers et variés, ce sont les PME/PMI de toutes tailles qui donneront dans les prochains mois le ton des achats dans le monde des déplacements professionnels. A l'évidence, tous les business modèles changent. Que ce soit dans l'aérien, l'hôtellerie ou le train, passé l'effet best buy, c'est la simplification et l'accès à l'achat direct qui se développe depuis quelques mois. En Allemagne, comme aux Etats Unis, les entreprises qui traquent les meilleurs coûts renforcent leurs équipes d'acheteurs sans se soucier de savoir s'ils sont ou non spécialisés. Faut-il douter des études internes qui démontrent que le rôle du Travel manager, dans les entreprises de taille moyenne, n'a que peu d'intérêt ? Bien malin qui peut en douter. La prise de pouvoir des acheteurs va sonner le glas des postes dédiés. La fin annoncée de la spécialité au bénéfice de la modélisation est engagée. Yann le Goff, dans l'une de ses tribunes libres, à parfaitement résumé ce qui se trame dans les entreprises européennes.
Mais au delà, c'est le retour de l'externalisation qui est à noter. Eternel retour de balancier. Ce qui est détesté la veille revient à la mode le lendemain. Externaliser, c'est maîtriser les coûts pour se concentrer sur les besoins. L'entreprise optimise ses déplacements, apprend à les anticiper et à mieux les acheter. Rien de bien surprenant en cette période de crise. Voilà donc les enjeux d'un salon qui veut regarder vers l'avenir. D'autant que, si tout cela se confirme, ce sera pain béni pour les fournisseurs... A la seule condition qu'ils apprennent à communiquer. Le "Pour vivre heureux, vivons caché" des TMC comme des fournisseurs technologiques est fini. Les nouveaux marchés sont émergents et il faudra aller les chercher un à un. Il y a encore de la place pour les commerciaux malins et futés.

Marcel Lévy

Mardi 2 Avril 2013


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