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Les pilotes ne veulent plus de la taxe Chirac


Les compagnies aériennes se sont pas les seules à déplorer la hausse de la taxe Chirac. Dans un communiqué du 4 décembre 2013, le syndicat des pilotes le SNPL Air France ALPA s’insurge contre cette récente augmentation, «alors que le Groupe Air France subit sa 6ème année consécutive de pertes et que les plans sociaux se succèdent».



Le SNPL Air France ALPA souhaite que la taxe de solidarité ne soit plus endossée par les compagnies aériennes françaises, en grandes difficultés financières, «mais payée par d'autres secteurs d'activité en meilleure santé». Le syndicat des pilotes précise que l'augmentation de TVA sur les transports de 7 à 10 %, «annule l'intégralité du bénéfice du crédit d'impôt compétitivité décidé l'an dernier par l'Etat français». Le secteur aérien faisant face à d’importantes difficultés l’organisation demande au Parlement qu'il vote une baisse des redevances aéroportuaires. «En effet, Aéroports de Paris demande actuellement une augmentation de ses redevances de près de 3 %. Le Groupe Air France, principal usager des plates-formes d'ADP, est toujours en perte et endetté à hauteur de 5,4 Md€, alors que la marge opérationnelle d'ADP est proche de 25 % !», ajoute t-elle.
Le président du SNPL Air France ALPA, Jean-Louis Barber explique «Nous demandons à l'Etat de cesser de ponctionner les compagnies françaises : entre le versement de la taxe Chirac, subie principalement par le Groupe Air France, et qui s’élève à 70 M€, et l'augmentation des redevances aéroportuaires demandée par ADP cette année, la facture s'élève à environ 90 M€ pour le Groupe Air France. Nous ne pouvons pas accepter que les efforts consentis par les salariés d’Air France soient engloutis par ces augmentations de taxes».