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Les syndicats d'Air France montent en pression


Les tensions sociales semblaient s'être un peu apaisées entre les pilotes et la direction d'Air France. Mais la volonté d'Alexandre de Juniac, concernant son projet de relancer les négociations pour Transavia Europe, pourrait bien avoir remis de l'huile sur le feu. Philippe Evain, président du SNPL, se montre opposé au projet.



Air France a creusé ses pertes au 1er semestre 2015. Pour redresser la barre, la direction compte sur un plan d'économies de 300 millions d'euros, mais également la mise en place de Transavia Europe. Si le SNPL a fait preuve de bonne volonté ces dernières semaines, il est toujours opposé à l'ouverture de bases de la low-cost hors de la France et des Pays-Bas. Philippe Evain, président du SNPL a indiqué au Monde «Si le projet de Transavia Europe est le même qu’il y a un an nous y sommes toujours opposés». Pour justifier sa position, Philippe Evain déclare «Transavia Europe, on ne sait pas de quoi l’on parle». Il a ajouté «au sein de l’entreprise, il n’y a ni négociations, ni discussions, ni même évocations de quelque projet concernant un Transavia Europe avec les syndicats ni même avec les salariés».

La CGT se fait ironique
La CGT Air France se montre également critique envers les projets de la direction. L'organisation dénonce pour sa part le plan Perform 2020 dans son "Clash actu, JT satirique sur l'actualité économique et sociale d'Air France" des présentateurs "Ryan Hair" et "Emmy Rates". Le syndicat estime que le projet est un «plan de destruction massive des emplois».

Le faux présentateur dit «Les cendres du plan Transform encore chaudes, la direction s'apprête à lancer dès la rentrée son nouveau plan de destruction massive des emplois, j'ai nommé Perform 2020». Il ajoute «Transform s'est déroulé sur trois ans en générant une baisse de 8% des coûts de l'entreprise», alors que Perform «prévoit 9% de réduction des coûts en à peine deux ans et demi».
Il conclut «M. de Juniac n'a pas menti, ce n'est pas un plan de restructuration auquel nous allons faire face mais bien un plan de destruction massive, plus finement appelé programme d'amélioration et de productivité en langage Medef». Sa collègue prévient alors «Tout laisse à penser qu'on risque de danser sur des braises ardentes à partir de septembre»