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Les voyageurs d'affaires auraient-ils quelque chose à se faire pardonner ?


Non, vous avez bien lu, je parle bien des voyageurs et non des voyageuses d'affaires. Et pour cause, une étude réalisée par des duty-free britanniques vient de démontrer que les hommes étaient plus enclins que les femmes à faire des petits cadeaux à leurs compagnes. Auraient-il quelque chose à se reprocher? Oui ! Si l'on en croit les résultats de cette enquête.



«Partir, c'est mourir un peu», écrivait le poète qui avait tendance à exagérer. Il n'en demeure pas moins que pour bien des hommes, le simple fait de quitter le domicile conjugal donne ce petit sentiment de culpabilité que visiblement un cadeau aide à effacer. Menée par des étudiants d'une école de commerce de Londres, l'étude qui ne se veut pas scientifique mais tout juste comportementaliste, démontre que pour bien des hommes, la meilleure façon de se faire pardonner un déplacement de courte ou de longue durée reste le cadeau que l'on rapportera à la maison. Pas moins de 68% d'entre eux sont persuadés que la vie de leur épouse, souvent partagée entre travail et enfants, est loin d'être une sinécure alors qu'eux se "promènent" dans le monde... Avec la fatigue qui accompagne les déplacements. L'habitude du cadeau perdure avec les enfants à qui le papa rapportera également quelques souvenirs de chacun de ses voyages.
Pourtant, il est étonnant de remarquer que les femmes ne vivent pas le départ de la même façon que les hommes. Loin de considérer cette absence comme un crime de lèse foyer familial, elles intègrent le départ comme une partie de leurs obligations professionnelles qui ne doit généralement pas se compenser par un cadeau "anti culpabilité". Et si, pour les enfants en bas âge, elles ressentent une peine à les quitter, elles ne sont plus que 35 % à penser à rapporter un petit sèche-pleurs à leur chère tête blonde une fois que cellle ci est sortie de la très petite enfance.
Côté cadeau, les hommes restent assez classiques : parfum ou petit bijou. Les femmes ont plus d'imagination et iront chercher le cadeau original susceptible de plaire à l'ensemble de la maisonnée. On retrouve, pêle-mêle, les DVD, l'électronique, le parfum voire la bonne bouteille d'alcool... comme les cigares ! Sans oublier des souvenirs bien plus classiques propres aux pays visités. Dans tout les cas de figure, on constate que pour les hommes, le cadeau n'a pas d'autre but que de faire "passer" l'absence. Pour les femmes, c'est tout le contraire. Il ne s'agit pas d'assouvir une quelconque culpabilité mais bien de montrer que pendant le voyage la famille n'était pas oubliée et qu'on se réjouit de se retrouver.
Quelle conclusion pourrait-on tirer de ce travail d'enquête ? A priori rien de très nouveau. Le seul point commun hommes-femmes réside dans les horaires d'ouverture des boutiques Duty Free. Mais en Angleterre, surtout à Londres, inutile de s'inquiéter: elles ouvrent avec le premier vol et ferment après le dernier.

Hélène Retout

Lundi 9 Mai 2011


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