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Les voyageurs d’affaires échappent mieux au «burn out»


C’est devenu la maladie du siècle après le stress, largement développée depuis quelques années. L’épuisement au travail touche toutes les catégories professionnelles… Toutes ? Pas réellement: une étude américaine démontre que voyager permet d’échapper au «burn out». Le syndrome «brûler de l’intérieur» toucherait 3 millions de personnes en France. Un chiffre largement surestimé selon les experts qui ne cachent pas que les effets psychosomatiques sont forts. Qui croire ?



Ne nous voilons pas la face, l’épuisement professionnel est bel et bien une réalité. Pression, objectifs, dépassement permanent de soi, ce que les américains appellent l' «entreprise presse citron» est un constat que l’on peut faire quotidiennement. Plusieurs points permettent de tirer le signal d’alarme. La fatigue permanente est une première étape, suivie entre autres, par un sommeil de qualité médiocre, un appétit restreint et une hyper connectivité qui fait passer le travail avant la famille.

Si l’on en croit les professionnels de l’unité d’étude de la santé au travail de l’université de Cambridge, près de Boston, tout le monde ne réagit pas de manière identique aux premiers effets du «burn out». Certains mêmes ne les verront jamais malgré une activité frénétique, tant leur capacité de résistance est forte. Pour les responsables de cette étude, il existe plusieurs niveaux de réactivité face aux excès de travail. Chacun devant trouver le sien avant de tomber dans les prémices d’une dépression maladive liée aux activités professionnelles.

Un élément attire notre attention: les chercheurs remarquent que ceux qui sortent fréquemment de l’entreprise, malgré une charge de travail identique à celle de leurs collègues sédentaires, sont moins fragiles que les autres. Le voyage d’affaires serait-il une soupape de sécurité ? Les scientifiques le pensent. Revers de la médaille, ils sont aussi persuadés que les conséquences d’un burn out sont plus graves et plus longues lorsque l’organisme s’effondre. Mais par honnêteté, les chercheurs précisent qu’ils n’ont jamais étudié de cas extrême à ce jour. Traduction, le «burn out» n’est pas seulement lié à l’exercice de la profession mais s’enrichit de situations personnelles complexes.

Voyager pour se protéger, c’est donc l’idée de cette première salve de travaux d’étude. Mais les chercheurs reconnaissent qu’il faudrait entre 10 et 15 ans pour comprendre les excès qui conduisent au «burn out». Aujourd’hui, si le constat est bien réel, les causes sont plus diffuses. Je ne retiendrais qu’un conseil : bouger et sortir de l’entreprise pour s’accomplir en dehors de l’univers quotidien du boulot. Voilà une belle définition du business travel !

A New York,
Philippe Lantris

Mardi 15 Avril 2014


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