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Londres : l'aéroport «Boris Island» ne se fera pas


Les arguments du maire de Londres, Boris Johnson, n'a pas convaincu les autorités. La commission britannique chargée d'étudier les différents scénarios pour augmenter les capacités aériennes de la capitale a rejeté le projet d'une plate-forme sur l'estuaire de la Tamise.



Testrad
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Le projet d'aéroport installé sur une île artificielle dans l'estuaire de la Tamise a été rejeté par la commission, le 2 septembre 2014. Son président Howard Davies a reconnu que les plans de "Boris Island" était «séduisants». Mais il a expliqué «les obstacles entravant sa mise en service, les coûts importants et les bénéfices incertains nous font prendre la décision de ne pas retenir ce schéma». Les experts ont été effrayés par les difficultés qu’entraîneraient l'expropriation des riverains, la sauvegarde de l'environnement, le transfert des activités de Londres Heathrow ou encore la présence d'un important centre de stockage de gaz liquide à proximité du site choisi.

Boris Johnson, grand défenseur de l'aéroport sur l'estuaire de la Tamise, s'insurge contre la décision. «La commission a fait revenir le débat cinquante ans en arrière et ajouté sa contribution aux dossiers poussiéreux empilés sur une étagère de Whitehall (siège de l'administration centrale)», déplore-t-il. Néanmoins, il ne perd pas espoir de faire entendre son point de vue. Il s'est dit «absolument certain que cette option sera choisie à la fin».

Deux projets encore dans la course se focalisent sur le très saturé Heathrow. L'un suggère d'agrandir une des deux pistes de l'installation tandis que l'autre souhaite construire une troisième. Un dernier scénario propose la mise en place d'un second tarmac à l'aéroport de Gatwick. La décision politique finale ne sera pas prise avant la prochaine législature (2015-2020). Le projet choisi devrait alors être mis en service d'ici à 2030.