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Lundi 10 Mars 2014

Malaysia Airlines: comment peut-on perdre un avion ?



Les recherches se poursuivent… Sans résultat. Le 777 de Malaysia Airlines reste introuvable et les hypothèses se multiplient. Attentat, explosion, aléas climatologiques, météorites, pas moins d’une petite cinquantaine d’hypothèses circulent dans les couloirs des spécialistes et des compagnies aériennes. À cette interrogation, s’ajoute une couche relationnelle entre la Chine et la Malaisie. Comment sortir de cette impasse?



Le mystère est sans précédent. Inexplicable. Aucun morceau de l’appareil qui aurait pu s’abimer en mer n’a été retrouvé. Pas une piste, pas une information. Et pour le patron malaisien des recherches, «Rien ne permet de dire qu’il a explosé en vol. Nous aurions retrouvé des débris en surface». Même un patrouilleur de l’US Navy qui couvre près de 4000 km² par jour n’a pas vu la moindre trace du 777.

Face à cette situation, pas moins de 6 pays devraient s’engager sur une vérification minutieuse de la zone. Lors de la disparition du vol AF 747 Rio-Paris, l’équipage avait pu émettre un appel d’urgence avant de disparaître, ce qui n’est pas le cas dans cette affaire. Incontestablement, ne pas savoir est un choc en Chine comme en Malaisie. L’affaire prend une tournure politique et la Chine vient de demander «officiellement» des explications précises à la Malaisie. Incapable d’en donner, faute d’en avoir. La quadrature du cercle.

Les familles, dont beaucoup ont rejoint Kuala Lumpur, s'impatientent et s'exaspèrent dans leur chagrin. Certains, dans leurs désespoirs, tentent ce qu'ils peuvent faire et assurent, selon le Washington Post, que plusieurs numéros de téléphone des passagers présents à bord du Boeing continuent de sonner. S'ils étaient immergés ou désintégrés, ils devraient être logiquement hors service et basculer immédiatement en messagerie. Ils ont tenté de contacter les autorités pour qu'elles traquent ces téléphones et qu'elles retrouvent la trace de l'avion. Mais elles n'ont pour l'instant pas reçu de réponse.

Quant à la filière terroriste, elle semble perdre de sa pertinence : les deux voyageurs "clandestins" voyageant sous de faux noms avec les passeports italien et autrichien auraient acheté leurs passeports à Pattaya via un intermédiaire iranien. Un homme interrogé lundi qui revient régulièrement dans cette agence de voyage pour payer en liquide les billets les moins chers possibles pour se rendre en Europe. Les procédures semblent plus révéler une filière d'immigration clandestine qu'un achat à visées terroristes.