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Mardi 22 Octobre 2013

Mobilité : un cadre sur quatre accepte une mobilité à un niveau de salaire identique ou plus faible



La 7ème édition de MobiCadres, le baromètre de référence sur la mobilité des cadres, proposé par Deloitte, a pris le pouls de 5 800 décideurs pour analyser les principaux mouvements et raisons de la mobilité chez les cadres en 2013 mais également leurs attentes en termes de rémunération, de missions et de carrière.



Mobilité : un cadre sur quatre accepte une mobilité à un niveau de salaire identique ou plus faible
Les chiffres sont clairs : 21% des décideurs ont bougé en 2013, 81% se disent à l’écoute du marché et 4 sur 10 envisagent une mobilité à moyen terme. La reprise de la mobilité externe constatée en 2012 se confirme, elle gagne 2 points (49%) en 2013 au détriment de la mobilité interne (51%). Elle est plus marquée dans les petites entreprises (61%) à l’inverse des grands groupes où 70% des dirigeants s’appuient sur de la mobilité interne. La mobilité externe semble apporter une plus grande satisfaction que la mobilité interne : l’indice de satisfaction progresse de deux points par rapport au poste précédent et perd 1 point dans le cadre d’une mobilité interne (16% versus 15%).

La durée moyenne dans un poste est de 3,8 ans, signe que les entreprises et les cadres sont soucieux de maintenir la motivation et les compétences. Naturellement, elle augmente avec l’âge avec une moyenne de 4,8 ans pour les plus séniors.

Saisir les nouvelles opportunités de croissance durable et gérer des risques accrus amènent les DRH à être davantage sollicités par les directions qui les impliquent toujours plus dans la stratégie d’entreprise et les incluent plus en amont des processus. L’effet sur la mobilité est notable puisqu’en 2013 la proportion des DRH qui ont évolué vers la Direction Générale est en hausse de 7 points (13% versus 6%) au détriment de la fonction finance qui perd 12 points à 15 % en 2013 (contre 27% en 2012).

La mobilité est motivée principalement par la volonté d’étendre son champ de responsabilités (+15 points à 68% par rapport à 2012) et de disposer d’une perspective d’évolution de carrière (+7 points à 40% par rapport à 2010). La rémunération n’arrive alors qu’en 5ème position des éléments déterminants pour une mobilité. Pour Philippe Burger, Associé responsable Capital Humain chez Deloitte, «1 décideur sur 4 confie avoir accepté une mobilité à un niveau de rémunération équivalent ou inférieur. Cela démontre une nouvelle fois que dans le cas d’une mobilité, la rémunération n’est pas le seul critère à prendre en compte. L’intérêt du travail, le développement de carrière, l’équilibre de vie professionnelle/personnelle sont autant de leviers de rétribution globale qui font qu’un décideur accepte ou pas une baisse de salaire. On constate par ailleurs que près de 9 décideurs sur 10 considèrent la rémunération comme motivante mais paradoxalement, seul 1 décideur sur 2 estime qu’une hausse de rémunération entrainerait un surcroit de motivation.»

Méthodologie

Deloitte et Nominations ont recueilli l’opinion de 5 818 décideurs sur les questions liées à leur mobilité au cours de l’année 2013.
La mobilité est définie de manière fonctionnelle ou hiérarchique mais pas géographique. Un décideur est considéré comme mobile s’il a changé de fonction au sein de sa direction (de responsable marketing à directeur marketing France, par exemple) ou vers une autre direction (de directeur commercial à directeur général, par exemple).
Ces décideurs ont fourni, au travers d’un questionnaire en ligne, toutes les informations nécessaires aux analyses : âge, formation, parcours professionnel, secteur d’activité, appartenant à un comité de direction, région, pays, etc.
Il s’agit de décideurs évoluant au sein d’entreprises de toutes tailles, françaises ou internationales, ayant une activité en France ou s’étant expatriés à l’étranger.
Les décideurs ont été sélectionnés selon les critères suivants :
• Faire partie d’une entreprise représentant jusqu’à 2 000 salariés et avoir un niveau hiérarchique compris entre N et N-2 à partir du président, directeur général ou membres du comité de direction ;
• Faire partie d’une entreprise de plus de 2 000 salariés et avoir un niveau hiérarchique compris entre N et N-5 à partir du président.

L’étude MobiCadres a été réalisée du 1er mars au 31 mai 2013. La mobilité des décideurs a été étudiée sur une année complète du 1er janvier au 31 décembre 2012.