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Mardi 26 Avril 2011

Nuage de cendres volcaniques : les scientifiques approuvent les interdictions de vols



Une étude menée par les universités de Copenhague et d’Islande montre que l’inquiétude autour du nuage de cendres volcanique en avril 2010 était justifiée : les particules auraient pu endommager les avions, et les mesures de précaution auraient donc été adaptées à la situation. Une caution tardive pour les autorités, dont la gestion de la crise avait été fortement décriée par les compagnies aériennes. Dans le même temps, Eurocontrol annonce des résultats positifs pour l'exercice de simulation organisé les 13 et 14 avril.



Plus d’un an après l’épisode du volcan Eyjafjallajökull, le groupe de chercheurs dirigé par Susan Stipp nous apprend donc que les autorités ont pris la bonne décision en limitant drastiquement le trafic aérien. Selon l’étude relayée lundi par le Guardian, les particules du nuage de cendres volcaniques étaient assez tranchantes pour provoquer l’abrasion des appareils, et des problèmes de moteur. Les tests entrepris sur ces particules ont prouvé qu’elles étaient plus résistantes que les matériaux utilisés dans la construction des appareils. Les grains auraient également pu encrasser les moteurs des avions. «Les inquiétudes pour le transport aérien étaient bien fondées», concluent les scientifiques dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. En revanche on n'évoque pas le deuxième problème de l'époque, à savoir la détection du nuage lui même.

Hasard du calendrier ? Toujours est-il qu'au lendemain de l'annonce de cette étude, Flightglobal publie les résultats préliminaires liés à l'exercice de simulation organisé à la mi-avril par Eurocontrol, pour évaluer les progrès de l'Europe en cas d'évènement similaire. Selon Flightglobal, près de 70% des vols pourraient être assurés en cas de nuage de cendres volcaniques, soit trois fois plus qu'en avril 2010. Le test a réuni 77 compagnies aériennes, et différents acteurs de l'organisation du domaine aérien en Europe pendant deux jours, et a simulé l'éruption du Grimsvötn, un autre volcan islandais. Les résultats complets de l'exercice devraient être connus au mois de juin.