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Dimanche 9 Mai 2010

Nuage volcanique : quand les entreprises s'interrogent sur les déplacements à programmer ces prochains jours



Avec le retour ce week-end du nuage volcanique, beaucoup d'entreprises françaises s'interrogent sur la nécessité d'envoyer en déplacement une partie de leur personnel. Compte tenu des coûts élevés qui pourraient être associés à leur blocage sur place si le trafic aérien devait être interrompu pendant quelques jours, beaucoup de Travel Managers ou de chefs d'entreprise préfèrent repousser de quelques jours voire de quelques semaines les déplacements prévus.



Nuage volcanique : quand les entreprises s'interrogent sur les déplacements à programmer ces prochains jours
«Prudence est mère de sûreté» rappelle Pierre Cote, responsable d'un cabinet d'ingénierie qui travaille principalement en Asie. Avec en permanence une dizaine d'ingénieurs sur le terrain, son entreprise a pris la décision de développer la vidéo conférence pour les prochains jours afin d'éviter d'avoir du personnel hautement qualifié dans l'incapacité de rentrer en France. "La dernière crise nous a coûté près de 10 000 euros en quatre jours", souligne Pierre Cote, "Nous avons du racheter des billets d'avion et assumer les frais sur place de nos ingénieurs. On ne vas pas recommencer aujourd'hui, d'autant que personne ne dit la même chose. D'heure en heure, les informations se contredisent".
Cet exemple, suivi par de nombreuses entreprises du CAC 40, montre bien la fragilité actuelle des plannings de déplacements mis en place par les Travel Managers et les chargés de voyages. "Il va falloir s'attendre à un mois de mai encore bousculé par les effets du nuage volcanique", reconnait Henri Stlain, consultant en mobility management "En clair, le trafic aérien ne devrait pas croître ces prochaines semaines et, avec l'arrivée de l'été, le premier semestre restera chaotique pour les compagnies aériennes". Une analyse identique à celle déjà exprimée par Air France, British Airways ou Lufthansa qui constatent un net recul des réservations depuis la première crise volcanique et s'inquiètent, avec la baisse de l'euro, de l'arrivée rapide d'une hausse des prix du carburant. "Un pétrole à 90 ou 100 $ le baril serait immédiatement répercuté en hausses carburant", prédit Henri Stlain. Toutes ces alertes pourraient peser rapidement sur le prix du transport aérien et obligeraient les acheteurs voyage à revoir à la hausse leur budget pour 2010. Désormais, on parle pour septembre prochain d'une augmentation de 19 à 25 % du prix de journée d'un voyageur. Une hausse, en trois mois, jamais atteinte depuis 1998.