Patrick Malval : Nous avons été très surpris par ce mouvement que nous n'avons pas vu venir car nous étions persuadés que tout avait été mis en place pour répondre aux attentes sociales de l'entreprise. Je voudrais tout d'abord préciser que lorsque je suis arrivé à la tête d'OpenSkies (NDLR: Mai 2010), j'ai constaté que nous fonctionnions plus comme une start-up que comme la filiale d'un grand transporteur aérien international. L'esprit d'origine qui s'était construit autour d'échanges verbaux se devait d'être complété par des accords collectifs structurés qui permettaient de gérer de façon contractuelle la vie quotidienne de la compagnie.
Je précise également que nous avons la chance d'avoir chez OpenSkies un DRH particulièrement apprécié de tous et dont la mission était de monter ce projet d'accord. Nous nous étions engagés sur une date, le 15 septembre, tout en précisant en se rapprochant de cette date, que nous aurions du mal à la tenir en raison d'un volume d'activité important. Il semble que c'est ce retard qui a mis le feu aux poudres et constitué la base d'une grève qui ne concerne aujourd'hui qu'une vingtaine de personnes en France car, aux États-Unis, la mise en place de ces accords avec les syndicats américains ne pose aucun problème.