Avec un peu plus de 300 000 passagers transportés depuis la création de la compagnie, OpenSkies affiche un taux moyen d'occupation plutôt confortable, entre 70 et 75 % selon les périodes de l'année. Mais l'heure est à la réflexion. Aucune annonce importante n'a été faite par le nouveau patron de la compagnie. "Nous réfléchissons à de très nombreuses pistes de développement. L'intégration de l'alliance avec IAG (British, Iberia et American Airlines), doit nous apporter de nouvelles opportunités commerciales. De nouveaux code share actifs entre l'ensemble des compagnies", détaille Patrick Malval qui insiste sur la position de British Airways et de sa compagnie à Orly. "Notre offre sur le sud de Paris est unique avec des vols quotidiens vers Londres et Openskies vers les USA. Il faut désormais exploiter cet avantage". Pour autant, le boss ne veut ne veut pas évoquer la future politique tarifaire: "Nous ne savons pas de quoi demain sera fait en matière de prix du carburant. Il est trop tôt pour parler d'augmentations tarifaires. Trop tôt pour évoquer de nouvelles destinations. Trop tôt pour nous projeter dans un yield dont on ne sait aujourd'hui sur quels critères il sera construit". Bien d'autres sujets sont en cours d'analyse comme l'acquisition de nouveaux appareils pour une réduction des coûts d'exploitation ou la refonte de la cabine pour proposer plus de "biz seat" très demandés. Prochaines réponses de la compagnie à ces questions sensibles, d'ici à la fin de l'année.
En répétant régulièrement "on peut tout imaginer", Patrick Malval laisse la porte ouverte à tous les développements même si le marché, lui, pourrait bien en limiter la portée.
Avec, selon nos sources, un coût moyen du billet proche de 1150 €, il est clair que le tarif "tout business" d'OpenSkies est plus que compétitif. Justement, c'est cette image que veut promouvoir la compagnie. A Patrick Malval de réussir ce challenge.