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Mardi 13 Juin 2017

Peut-on être un voyageur d’affaires à domicile ?



Si la question se veut volontairement provocatrice, c’est parce que le télétravail est encore faiblement présent dans les entreprises françaises mais il aura une forte tendance à se développer ces prochaines années. L’absence de relation directe avec son acheteur, associée au besoin impératif de se déplacer, modifiera-t-il profondément le voyage d’affaires ?



26% des salariés français sont élligibles au télétravail
26% des salariés français sont élligibles au télétravail
Plusieurs études se bousculent ces derniers jours pour faire le point sur le télétravail. La première, établie par France Stratégies, démontre que le télétravail présente autant d’avantages pour l’employeur que pour l’employé. Concrètement, l’augmentation du temps de travail mesurée est de 2,5% et la productivité de 22%. L’absence de déplacement entre le domicile et entreprises permettent une augmentation sensible du temps de sommeil de 45 minutes et un temps de travail moyen gagné par jour de 37 minutes. Enfin, l’enquête démontre que 96% de ceux qui pratiquent aujourd’hui le télétravail, ainsi que leur entreprise, sont satisfaits de leur situation.

La fondation Concorde a de son côté réalisé une étude pour cartographier les profils d’emploi éligibles au télétravail afin d'en faciliter la mise en place. Selon cet organisme, ce sont 6,7 millions de travailleurs qui sont éligibles soient un peu plus de 26% des actifs. Tous reconnaissent pourtant que le télétravail n’est pas forcément adapté à l’ensemble des profils professionnels. Il est difficile de l’envisager lorsqu’il y a utilisation de machines spécifiques indispensables à l’activité. Mais dans plus de 56% des cas, principalement dans les services, la prospection commerciale, la gestion de comptes… Le télétravail s’avère l’une des solutions les mieux adaptées.

Fort de ce constat, la fondation Concorde fait plusieurs propositions pour améliorer la relation au télétravail. Première d’entre elles, assouplir les normes administratives existantes sur le télétravail, pour faciliter le télétravail ponctuel. Mais elle cite également, pêle-mêle :
• Supprimer toute référence aux avantages en nature pour les outils numériques des télétravailleurs, actuellement à la charge de l’employeur.
• Faire évoluer le droit à la déconnexion, pour qu’il épouse parfaitement la pratique du télétravail sans en être un frein de développement.
• Développer les espaces de coworking.
• Faciliter le passage des télétravailleurs à la rémunération forfaitaire journalière.
• Créer un observatoire national du télétravail. Composé de représentants des salariés et des employeurs, il aura pour but de détecter et diffuser les bonnes pratiques liées au télétravail, tout en faisant évoluer la culture managériale française.

Dans l’univers du voyage d’affaires, qui n’est pas un métier mais la conséquence d’une activité, la problématique résiderait principalement dans la prise de décision d’engager ou non un déplacement professionnel. Aujourd’hui, généralement encadré par l’entreprise et la hiérarchie, le choix de se déplacer commence lentement mais sûrement à se numériser que ce soit par la réunion vidéo (de 2 à 4 postes connectés) ou la visioconférence. Autant d’outil qui permettent de préparer le voyage que ce soit en interne comme en externe.

Selon une étude Cisco menée aux États-Unis, l’intégration de la technologie dite « d’approche relationnelle » entre l’entreprise et son télétravailleur permettra une meilleure gestion du temps de travail et des décisions. L’utilisation de serveurs connectés dédiés au travail en équipe à distance, et ce en temps réel, devrait faire tomber les frontières réelles du bureau. La même enquête affirme que de tels outils pourraient assurer de 20 à 25% des relations professionnelles quotidiennes d’ici à 2020.

Téléchargez l'étude de la Fondation Concorde

fondation_concorde_synthese_etude_teletravail.pdf Fondation-Concorde-Synthèse-étude-télétravail.pdf  (919.54 Ko)