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Pour Frédéric Gagey, Air France veut être moins chère que le train


L’argument commercial n’est pas nouveau, mais le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, l’exploite à fond en présentant la nouvelle stratégie Hop ! Air France construite autour de tarifs concurrentiels : de 39 à 49 € pour les billets les moins chers. Une politique qui commence à porter ses fruits depuis son lancement.



C’est à Bordeaux, dans le cadre d’une interview au journal Sud-Ouest, que le patron d’AF a voulu démontrer le bien-fondé de la stratégie développée par Lionel Guérin, le patron de Hop!, pour la relance du court et moyen courrier. Interrogé face à la concurrence entre la LGV qui arrive à Bordeaux en 2017 et l’avion, Frédéric Gagey a confirmé la bonne tenue de la part de marché de l’aérien en aquitaine : «25% des voyageurs prennent l’avion contre 50% pour le train». Et de déclarer à nos confrères: «Nous étudions la possibilité de maintenir pendant cet hiver 2015 14 vols quotidiens à Orly et 6 vols quotidiens à Roissy-Charles de Gaulle. La décision sera prise prochainement…Pour l'heure, notre taux de remplissage sur Bordeaux-Paris est en croissance sur un marché difficile. Il a grimpé de trois points en 2014». Pour Hop! Air France, pas de doute, Air France a de quoi vous faire préférer le train.
 
«Globalement, Air France à Bordeaux c’est plus de 1000 emplois direct », souligne Frédéric Gagey qui précise qu'il y en a aussi «Trois fois plus chez nos six sous-traitants» (France express, Total, GSF…). Le PDG d’Air France veut ainsi démontrer le poids économique du pavillon français dans la région. L’ennemi ? Emirates ou les compagnies du Golfe qui «pratiquent une concurrence inéquitable».
 
En allant sur le terrain, l’enjeu du court et moyen-courrier est ainsi clairement détaillé par Air Fance, persuadée que la réussite est au bout du chemin. Un seul objectif: réduire les pertes sur un segment jugé comme essentiel aux activités long courrier de la compagnie.