Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels


Prendre le pouls du marché du déplacement professionnel


Premier salon de l'année après une fin 2011 en demi teinte, le Market Place du voyage d'affaires sera aujourd'hui et demain l'occasion de mesurer l'état du moral des troupes et du marché. Un bon indicateur pour les travel managers et acheteurs.



Est-ce le retour du soleil après un février frisquet, l'apaisement de la crise dans la zone euro ou le besoin naturel d'un retour à l'optimisme ? Toujours est-il que selon l'Insee, le moral des ménages français s'est nettement amélioré au cours du mois de mars. L'indicateur qui mesure leur confiance, publié mardi, a gagné cinq points par rapport à février pour se hisser à 87 et atteindre son niveau de février 2011. Il reste nettement inférieur à sa moyenne de longue période, mais globalement les Français ont une perception beaucoup plus positive de l'évolution à venir de leur situation financière personnelle mais également du niveau de vie futur dans leur pays. Et ils ne sont pas les seuls : le moral des industriels a lui aussi progressé en mars, retrouvant son niveau de novembre, tandis que l'Insee soulignait en fin de semaine dernière que la France échapperait à la récession en cette première moitié d'année. Coté "business travel", le marché frémit à peine : 2 % de hausse selon les TMC et un prix moyen du billet d'avion stable.

Il est peut-être un peu tôt pour soupirer de soulagement et la hausse de l'essence pourrait très vite faire retomber les ardeurs et plomber les budgets Travel des entreprises, d'autant que les compagnies aériennes s'empressent de répercuter les hausses. Le Market Place sera l'occasion de mesurer l'état des réservations côté train et compagnies aériennes ainsi que dans les TMC, et de prendre ainsi le pouls du marché du voyage d'affaires. Au fait, de quel marché parlons nous ? La conférence de demain jeudi - à 11h30 à l'Agora - sera avec Epsa, BEJC et DeplacementsPros de savoir enfin plus précisément de quelle enveloppe globale nous parlons et c'est déjà, en soi, une nouvelle capable de doper l'optimisme : quand on connait bien le secteur sur lequel on travaille, on mesure mieux ses propres capacités de progression !

Annie Fave

Mardi 27 Mars 2012


Notez