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Qatar Airways réclame une nouvelle piste pour Heathrow, Gatwick en veut une aussi


Il y a un peu plus d’un an, le gouvernement anglais estimait que les principales plates-formes du pays seraient saturées dans moins de 20 ans. Depuis, pas de grand changement. Le projet de troisième piste à Heathrow qui fait tant débat est au point mort, et le nouvel aéroport-île soutenu par le maire de Londres ne séduit pas vraiment les acteurs du monde aérien. Alors que le CEO de Qatar Airways a appelé l’Angleterre à régler le problème de la saturation de Heathrow, Gatwick envisage de créer un nouveau tarmac.



Gatwick Airport
Gatwick Airport
Gatwick Airport a révélé qu’il commençait «un travail détaillé sur les options pour une nouvelle piste» assurant qu’elle pourrait présenter de nombreux avantages pratiques. Le gestionnaire présentera ses conclusions prochainement à la Independent Commission on Aviation Connectivity, bien qu'un accord avec le West Sussex County Council lui interdit une telle construction avant 2019. L’évaluation du projet va porter sur les options possibles pour la piste et déterminer son impact économique ou environnemental (dont le bruit et la qualité de l’air). Une nouvelle piste permettrait, selon la direction, d’éviter la saturation de l’installation et d’offrir toutes le connections dont la région a besoin. Cette piste pourrait être en effet, une réponse à la saturation des aéroports anglais qui est au cœur des préoccupations des acteurs de l’aéronautique et de l’économie britannique.

Qatar Airways milite pour une troisième piste
Exemple, Akbar Al Baker, chef exécutif de Qatar Airways. Inquiet devant le trafic très important de Londres Heathrow, il a appelé le Royaume-Uni à augmenter ses capacités pour éviter une «situation catastrophique» lors d’un discours au Aviation Club de Londres. Il a expliqué que le débat sur la troisième piste «n’était pas une option mais une nécessité». «Heathrow perd déjà face aux hubs européens voisins qui ont les ressources d’augmenter leur capacité», a-t-il prévenu. «Des mesures pour le développement doivent être prises rapidement pour éviter une situation catastrophique dans l'avenir. Le gouvernement britannique ne peut pas se permettre de se plonger dans un long débat interminable et des enquêtes publiques. Des mesures doivent être prises», martèle-t-il. Pour lui l’aéroport "Boris Island" pourrait être une bonne idée… Mais celle-ci mettra 20 ans à voir le jour. D'où son interrogation : «Le Royaume-Uni peut-il attendre 20 ans ?»
Cette demande de nouvelles capacités n’est pas innocente. Qatar Airways assure actuellement 5 vols quotidiens entre Londres Heathrow et Doha, mais le dirigeant de la compagnie du Golfe est certain que la demande mériterait une augmentation des fréquences... qui pour le moment se révèle complexe à mettre en place sur ce tarmac. La situation pourrait réduire les ambitions portées par l'adhésion de Qatar Airways à son adhésion à Oneworld.