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Qatar : Rafales contre droits de trafic


Le contrat que s’apprête à signer François Hollande avec le Qatar pour la livraison de 24 avions de combat ne fera pas que des heureux ! La France devra accorder des droits de trafic supplémentaires à Qatar Airways en échange de cette commande.



Si le développement des fréquences entre Paris et Doha est désormais à l’ordre du jour, ce sont aussi les aéroports de Nice ou de Lyon qui seraient dans le collimateur de Qatar Airways. La compagnie n’a jamais caché son ambition : ouvrir des liaisons vers son hub de Doha au départ de 5 grandes villes françaises.

Alors que le PDG d’Air France, Férédric Gagey, a fustigé dans les colonnes du Figaro les avantages aéroportuaires des compagnies du Golfe, cet échange « commercial » vient pénaliser le transporteur français déjà victime d’une guerre des prix engagée par les compagnies du Golfe. La décision de la France, l’état est actionnaire d’AF à hauteur de 16 %, fait donc grincer des dents la direction du transporteur tricolore. Pas certain que cela va l’aider à réussir son plan de développement vers l’Asie.

De son côté, le SNPL s'indigne de cette approche commerciale et dénonce le principe "des armes contre l'emploi". Le Syndicat et avec lui les pilotes de ligne d’Air France dénoncent depuis des mois "la concurrence déloyale des compagnies du Golfe qui touchent de la part de leur gouvernement des subventions colossales, estimées à plus de 40 milliards de dollars ces dernières années".

Et de préciser "Si le Gouvernement faillit à protéger le pavillon aérien français, c’est la mort assurée à terme de tout un secteur. Pour rappel, le chiffre d’affaires annuel d’Air France KLM est de 25 milliards d’euros, qui contribuent positivement à la balance commerciale de la France, à comparer au marché en jeu aujourd'hui avec le Qatar d’un peu plus de 6 milliards d’euros".