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Quand Air France tempère les propos de son Président


Largement cités depuis quelques jours, les propos tenus à Miami par Alexandre de Juniac sur le choix de la Lufthansa de facturer 16€ les billets achetés par GDS, sont désormais largement nuancés. Air France a demandé à Pierre Descazeaux, directeur général Marché France d’Air France, de déminer le terrain. Mission réussie.



C’est bien connu, les journalistes ne comprennent pas tous les mots ! Même nos confrères de Reuters, connus pour leur sérieux, se sont laissés aller à l’interprétation. Officiellement, et avec une approche futée, Air France ne commente pas directement les propos d’Alexandre de Juniac qui n'écartait pas l'option du GDS payant, se bornant à dire que la compagnie "observe et analyse en protégeant avant tout les relations avec la distribution". Un message passé aux gros clients par le réseau commercial de la compagnie.

Juniac n’a jamais caché que la décision de taxer les GDS était loin d’être une réalité immédiate, en raison des deux ans de contrat qui lient la compagnie française à Amadeus. Mais Air France ne veut aucune interprétation de cette vision présidentielle. Les choses sont claires : pas question de suivre la Lufthansa. La compagnie, qui a accepté l’idée d’une mise en place du BSP à 15 jours au 1er janvier 2017, ne veut pas bousculer davantage un réseau de vente essentiel.

C’est toute la différence entre le regard sur le futur apporté par le Président et la gestion quotidienne des équipes commerciales.