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Quand l’open booking annonce le futur du voyage d’affaires


Scott Gillespie, qui prône l’innovation dans le voyage d’affaires, veut désormais penser plus loin. «imaginer c’est aussi anticiper» précise-t-il en expliquant sa vision d’un voyage d’affaires allégé des contraintes de toutes sortes au bénéfice d’une vision technologique, seule capable d’optimiser le best buy. En clair, qu’importe l’origine des fournisseurs si la technique permet de consolider et de valider les achats. Une vision éloignée de celles des TM souvent ancrés dans des peurs organisationnelles.



Preuve que l’évolution est dans l’air, quelques associations européennes prônent aujourd’hui le passage du travel management au Mobility Management. Une vision théorique, qui veut bousculer cette idée vieillotte d’un travel management «puissant» au service de tout ce qui touche les déplacements professionnels au sens élargi du terme. À l’exception des défenseurs d’une espèce en voie de disparition, ce rôle attribué au TM ne devrait pas voir le jour. Aujourd’hui, seule la vision achats, combinée à une direction informatique solide, permet d’engager un mobility management porté par des générations dont l’un des mérites est de voyager sur le terrain.

C’est d’ailleurs, en résumé, le message de Scott qui souligne que le futur n’est pas dans la politique voyages mais dans la capacité des entreprises à laisser faire les voyageurs dans des règles non établies mais verrouillées par la technique. Et de démontrer «qu’il est plus simple de s’adapter aux besoins du marché plutôt que de chercher à l’encadrer autour d’un système vite sclérosé». On retrouve indirectement l’idée d’une innovation poussée qui va se nicher dans l’organisation des voyages. Une vision plus puissante au quotidien que tous les carcans imaginés à ce jour. Siemens, Monsanto et quelques grands s’inspirent de cette réflexion mais ce sont surtout les PME/PMI qui feront leurs choux gras de cette vision. D’autant plus qu’elle n’annihile ni la contrainte, ni l’optimisation du best buy.

Dans quelques mois, les premières applications intelligentes d’open booking feront leur apparition. Surprise: elles ne sont pas à la base développées pour le voyage mais pour l’industrie. L’imagination, c’est naturellement la capacité de l’acheteur à chercher le meilleur, au meilleur prix au meilleur moment. C’est le principe même de ce que défend Scott Gillespie depuis des années.

Bien évidemment, le rôle d’un observateur n’est pas de donner une leçon à celles et ceux qui sont tous les jours «les mains dans le moteur». Nous n’avons pas la prétention d’apprendre à travailler à des professionnels dotés de dizaines d’années d’expérience. Ce que nous savons faire, c’est regarder. Simplement. Et c’est ce regard porté sur le futur qui trace les routes qu’empruntent aujourd’hui et développeront demain les professionnels du mobility management.

Marcel Lévy

Jeudi 27 Février 2014


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