Quelques pistes pour mieux équilibrer vie pro et vie perso dans le cadre des déplacements professionnels
=> Avant le déplacement
• Si l’on n’est pas décisionnaire, demander à être informé des déplacements au minimum x jours ou semaines à l’avance afin de pouvoir les intégrer au mieux dans son emploi du temps
• Etre au clair sur les objectifs du déplacement et dans la mesure du possible, y adhérer. Demander des explications complémentaires si ce n’est pas le cas.
• Si les dates ne sont pas impératives (salon professionnel, convention, …), les décider soi-même ou les négocier pour pouvoir garder la main autant que faire se peut sur son agenda
• Si les dates sont imposées et si elles rentrent en conflit avec une circonstance de la vie personnelle, négocier une contrepartie
• Négocier également en amont , autant que faire se peut, si l’application de la politique voyages de l’entreprise entraîne de réelles contraintes (de type voyages en cabine Eco pour les longs courriers ou nuit du samedi au dimanche sur place pour limiter les coûts des billets)
• Fixer sa limite maximum de déplacement (nombre, durée) en fonction de sa propre stratégie d’équilibre et le faire savoir
• Si possible, associer son conjoint à cette réflexion et prendre en compte la dimension familiale
• Prendre en compte l’impact potentiel des déplacements sur son équilibre physique (fatigue, décalage horaire, sommeil perturbé) et à terme, sur son efficacité professionnelle.
=> Pendant le déplacement
• Profiter des « temps à soi » (trajets en avion, en train, room service à l’hôtel, …) pour se ressourcer au maximum et être plus efficace pendant les « temps obligés »
• Ne pas hésiter à amener un peu de son univers perso dans ses déplacements professionnels : photos de famille dans la chambre d’hôtel, bougies parfumées, musique perso dans son MP3, pourquoi pas un paquet de ses gâteaux préférés ?
• Utiliser les technologies modernes (Skype, …) pour rester en contact avec les autres dimensions de sa vie : son conjoint, ses enfants, ses amis, …
• Sur place, « breaker » en s’autorisant à se livrer à des activités qui vous font réellement plaisir (visite de musée, shopping, activité nature, …)
• Planifier une partie « visite » à destination, même si ce n’est que pour une heure ou deux (rien n’est plus frustrant ou plus fatigant que de passer de l’aéroport à l’hôtel au lieu de réunion puis de retour à l’aéroport sans rien voir de ce qui vous entoure)
• Etre très attentif à son hygiène de vie : essayer autant que faire se peut de bien dormir, de se nourrir sainement, d’avoir un minimum d’activité physique
• S’écouter aussi souvent que possible pour soulager la pression et rester dans sa zone de confort
• S’accorder la satisfaction d’avoir accompli les objectifs professionnels que l’on s’était fixés
• Ne pas culpabiliser ou se laisser culpabiliser par son conjoint et ses enfants. Ce qui implique de ne pas revenir les bras chargés de cadeaux coûteux pour se faire pardonner son absence !
Les rouages de l'entreprise ont un impact certain sur notre rythme de vie, mais il est possible de marquer ses limites sans pour autant passer pour un bras cassé. Que ce soit dans le domaine des déplacements professionnels comme dans les autres domaines de l’activité professionnelle, il n’y a pas d’équilibre type entre vie familiale et vie professionnelle, à chacun de trouver ses solutions adaptées, personnalisées, mesurables et révisables. Le conflit entre les zones « travail » et « hors travail » n’est pas inéluctable, s’adapter et négocier permettent souvent de ne pas subir et... S’écouter permet, à terme, d’être plus efficace. Un argument à ne pas négliger.
Article réalisé en collaboration avec
Bernadette Py, coach & consultant en communication Tél.: 06.60.75.51.89