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Mardi 9 Décembre 2014

SNCF: 96% des cheminots considèrent la sécurité comme une priorité. Mais des progrès restent à faire



C'est à un exercice de transparence que se livre la SNCF, soumise à de nombreuses critiques après la collision de Brétigny en juillet 2013. Désireuse de remettre à plat toute sa sécurité, elle a interrogé ses 152 000 agents. Plus de 52 000 se sont prêtés à l'exercice et affirment faire de la sécurité leur priorité. Mais reconnaissent encore des carences.



96% des cheminots considèrent la sécurité comme une priorité dans l’exercice de leur métier, c’est ce qui ressort de cette enquête présentée comme inédite par la SNCF qui a décidé d’en publier d’en publier les grandes lignes (voir PDF à télécharger ci-dessous). Les agents de la SNCF sont donc clairement mobilisés sur cette question mais ils évoquent aussi la nécessité de moderniser les procédures et les outils d’analyse, comme les audits ou les retours d’expérience. 77 % des agents interrogés estiment que SNCF a des objectifs ambitieux en matière de sécurité. Cependant, pour atteindre un très haut niveau de sécurité, 40 % perçoivent un manque de moyens. Globalement, la formation, initiale et continue, atteint son objectif. Les agents se sentent bien armés pour assurer la sécurité. Idem dans les relations de travail directes : 95 % des agents déclarent avoir confiance dans leurs collègues. Le taux est à 81 % pour les collègues des autres entités, à 77 % dans l’encadrement de l’établissement. Mais il tombe à seulement 21 % pour les sous-traitants ! «Ce chiffre nous conduit à observer comment les entreprises extérieures sont contrôlées dans les secteurs industriels les plus en pointe dans ce domaine : la maintenance aérienne et le nucléaire civil», informe Pierre Izard.

Des procédures comprises mais qui doivent être adaptées
Si 91 % des agents sont convaincus de l’utilité et de l’efficacité des procédures de sécurité, il arrive à 13 % d’entre eux ayant à les respecter, de ne pas les appliquer à la lettre «de temps en temps». Pour 2 % des agents, cela se répète «fréquemment». Les raisons invoquées pour cette non application tiennent en particulier au besoin d’adapter les référentiels théoriques à la réalité du terrain. En ce qui concerne la documentation, 93 % l’estiment bonne.
Après l’accident de Brétigny, SNCF avait lancé en 2013 le plan Vigirail, ainsi qu’un  groupe de travail au sein du Conseil d’administration et un groupe d’experts internationaux qui rendront leurs travaux en janvier 2015. Les résultats de l'enquête seront examinés le 18 décembre lors du conseil d'administration. Les agents seront questionnés à nouveau annuellement sur la sécurité pour mesurer les progrès accomplis au fur et à mesure.
Pour mémoire, SNCF est au 5ème rang des pays européens en matière de sécurité ferroviaire selon l’Agence européenne du rail, et vise le top 3.

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