Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels



Lundi 2 Janvier 2012

Service minimum aérien, Nicolas Sarkozy veut s’engager



Propos démagogiques ou réelle lassitude d’une situation qui se répète à chaque mouvement de grève dans l’aérien ? Nicolas Sarkozy veut imposer un service minimum dans cet univers du transport. Dans une déclaration faite à Metz, dimanche 1er janvier, évoquant la lassitude des voyageurs, le Président de la République a annoncé qu’il « souhaitait garantir la continuité du service public en dehors de toute pression syndicale exercée à des moments où les Français se déplacent en masse » .



Service minimum aérien, Nicolas Sarkozy veut s’engager
Le Président plaide pour une organisation respectueuse des grèves qui pourraient s’engager dans le transport aérien, sans remettre en cause le droit de grève, « inattaquable et légitime » selon lui. Dans son discours, Nicolas Sarkozy prend les français à témoin : "Nos concitoyens ont été très sensibles à la mobilisation des forces de l'ordre pour rétablir un fonctionnement normal de la sûreté" à l'aéroport de Roissy, où le personnel de sécurité s'était mis en grève juste avant Noël. Le gouvernement veut tirer « les conséquences de cette situation ». Concrètement, les pistes de travail sont peu nombreuses. Celle, sans doute retenue s’appuie sur deux points : l'obligation de négocier en amont et le devoir de se déclarer 48 heures à l'avance lorsqu'un personnel concerné décide de faire grève. De fait, Thierry Mariani, le Ministre des Transports, avait fustigé ces «mouvements de Noël ou des vacances scolaires». Des grèves décidées pour faire pression sur le gouvernement ou le patronat qui n’avaient alors pour seule issue que de céder. Pour le Président, «il suffit simplement de dire les choses tranquillement et d'adapter des solutions. Ce que nous avons fait pour le métro, pour le train, il faut le faire également pour le transport aérien». Selon le Ministère des transports, le projet serait voté avant la prochaine élection présidentielle. En réponse, plusieurs syndicats ont annoncé une grève «dure» dès le 6 février prochain pour lutter contre ce projet de loi