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Star Alliance, bientôt 15 ans dans un monde bousculé par la crise


En réunissant hier jeudi 13 octobre, quelques clients à l'Atelier de Cuisine d'Alain Ducasse, Christopher Korenke, le Vice Président commercial de Star Alliance, n'avait pas d'annonces particulières à faire. Ni évolution, ni nouveauté sensible, si ce n'est un achat de sièges groupés, mais un point sur les derniers mois d'une alliance qu'il avoue "bousculée par la crise que traverse l'économie européenne et par conséquent le transport aérien".



Star Alliance, bientôt 15 ans dans un monde bousculé par la crise
Si pour beaucoup d'acheteurs, l'Alliance est un outil de travail "multi compagnies", Christopher Korenke ne veut pas la limiter à une simple association économique de transporteurs aériens. "Je serais hypocrite en vous disant que l'Alliance ne nous est pas utile dans la gestion de nos entreprises mais elle a aussi un but évident pour les clients : leur offrir sous une même enseigne l'accès à 27 compagnies aériennes fortes, une structure de négociation rompue aux gestions complexes multi lignes". Inutile de chercher à obtenir des chiffres sur l'état de santé de Star Alliance, le groupement ne communique pas sur le sujet. Tout au plus évoque t-on les parts de marché mondiales : 26,4 % pour Star Alliance, 16,5 pour Skyteam et 15 pour OneWorld. Côté capacité, Star revendique 40 % de l'offre mondiale. Il faut dire que les chiffres "officiels" sont éloquents : 420 000 employés, 4000 appareils, 21 200 vols quotidiens vers 1185 aréports dans 185 pays. Voici pour la vitrine.
En France, il est plus difficile de cerner le poids réel de l'alliance qui opère, toutes compagnies confondues, au départ de huit aéroports dont CDG1 où elle dispose d'un salon dédié. Pour 2012, dans l'Hexagone, elle disposera d'une capacité en baisse de 2% (soit 3% de vol en moins). Pour Christopher Korenke, il est évident que "La lecture d'une alliance doit se faire dans sa capacité à offrir plus de services communs aux voyageurs". L'arrivée de Shenzen Airlines, d'Avianca Taca et de Copa Airlines sont le signe d'un évident dynamisme, tout comme l'intégration dans quelques semaines d'Ethiopian Airlines. Avec humour, le patron commercial de Star Alliance évacue le problème d'Air India, rejetée il y a quelques mois, et reconnait qu'avec l'Inde comme avec la Russie, il reste des "zones blanches" à développer. Pour l'avenir économique, quid de BMI, aujourd'hui en vente, ou de la TAP, privatisée dans quelques mois et possiblement intégrée dans le giron de British Airways, membre d'une alliance concurrente ? A ces questions, la prudence est de mise. Ni position, ni opposition dans les réponses. Tout au plus apprendrons-nous que Star Alliance travaille à conserver la TAM, dans le cadre de sa fusion avec Lan. Possible ? "Nous verrons bien comment se passe ce rapprochement des deux compagnies". Difficile de trouver une faille dans un discours bien rodé et visiblement efficace. Même l'approche des contrats Corporate est prise en compte par Star qui impose à ses compagnies une unités de prix entre l'offre formulée par l'Alliance et celle proposée par les compagnies individuellement. Pas l'once d'un espace de désaccord, que ce soit dans la gestion des miles ou l'attribution des billets primes. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de l'aérien. Du moins officiellement.