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Swiss veut baser "une compagnie dans la compagnie" à Genève


Swiss veut reprendre des parts de marché à EasyJet sur l’aéroport de Genève Cointrin. Pour y parvenir, la compagnie a repensé son organisation sur les pistes. Le nouveau directeur de l'entité genevoise, Lorenzo Stoll a expliqué le projet au journal "Le Temps" le 22 octobre 2013.



Swiss veut baser "une compagnie dans la compagnie" à Genève
Swiss veut reprendre du terrain sur Genève. Pour cela, elle «a voulu créer à Genève une compagnie dans la compagnie. Une sorte de spin-off, sans toutefois changer le profil de la marque», explique le nouveau directeur romand de la compagnie au journal Le Temps. L’entreprise a ainsi repensé ses prix afin que les tarifs concurrencent ceux des low-cost. Contrairement au hub de Zurich tourné vers l’intercontinental, le tarmac de Genève va privilégier le trafic point à point en Europe. Le transporteur espère ainsi détenir 20 % des parts de marché d’ici 2015/2016, soit 5 % de plus qu’actuellement. Mais le directeur en place depuis le 1er octobre assure «à aucun moment Swiss ne deviendra une compagnie low cost». Elle recrute actuellement pour soutenir l’activité de l’installation. 150 personnes vont venir renforcer les rangs des 90 salariés présents et des 80 pilotes attendus.






1.Posté par Garfield le 23/10/2013 08:49
Bel effet d'annonce, mais en y regardant de plus près on s'aperçoit qu'il n'y a guère de revalorisation de Genève par la compagnie zurichoise...

En créant une sous-compagnie au sein de Swiss, la direction alémanique a surtout trouvé le moyen de faire parler d'elle dans la presse romande, en tentant de donner l'illusion qu'elle placerait Genève sur le même pied que Zurich. Pourtant, rien n'est plus faux, la politique néo-colonialiste alémanique est toujours présente...

Les contrats (et sans nul doute les salaires) ne seront pas les mêmes à Genève, et donc il faut comprendre que les conditions seront bien moins intéressantes qu'à Zurich. Ouverture de nouvelles lignes? Uniquement du court et moyen courrier; on est donc bien loin du réseau de l'époque Swissair. Quant aux prix d'appels, ils ont deux objectifs: appâter les romands à revenir vers la compagnie zurichoise depuis qu'ils ont pris l'habitude de voler avec d'autres compagnies, tout en essayant de rogner les ailes d'EasyJet (et EasyJet Switzerland) qui se positionne loin devant Swiss en terme de passagers (mais après tout, c'est Swiss qui a laissé tomber Genève, donc cette compagnie et son aînée Swissair ne peut que s'en mordre les doigts). De plus, Swiss traite avec Gate Gourmet pour le catering; une société bénéficiaire mais sulfureuse qui considère son personnel comme des moins-que-rien: personnel licencié pour le forcer à signer un nouveau contrat avec des salaires destinés à les transformer en "working poors", tout en forçant l'acceptation d'une CCT (Convention Collective de Travail) vidée de toute substance par rapport à la précédente; donc, si je vole Swiss, je vole aussi ces "petites mains" corvéables à souhait...

Au final, autant continuer à voler avec EasyJet pour de courts vols ou des destinations touristiques (pourquoi voler avec une pâle copie aux arrières-pensées laissant place au doute, alors que l'on peut voler avec la low-cost originale?), ou choisir pour le long courrier d'autres compagnies offrant des liaisons directes (Air Canada, United, etc.) ou, quitte à être obligé de passer par une correspondance, une compagnie passant par un hub plus pratique et agréable que Zurich (British Airways, Air France, Lufthansa, SAS, Air Portugal, Iberia, Etihad, et j'en passe...). Même si, hélas, je ne sais pas si ces compagnies aériennes sont socialement meilleures vis-à-vis des fournisseurs avec lesquelles elles travaillent...