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Taxe Carbone : les compagnies se rebiffent, les passagers trinquent


La taxe carbone voulue par Bruxelles est effective pour les compagnies aériennes depuis le 1er janvier. IATA a estimé que son coût pour le monde aéronautique serait de 900 million euros en 2012 et pourrait atteindre les 2.8 milliards d’euros en 2020. Pour les transporteurs peu de doute, ils vont devoir répercuter la surtaxe sur leurs billets. Delta Air Lines a d’ailleurs déjà agi en augmentant ses prix de 3 dollars sur l’Europe.



Taxe Carbone : les compagnies se rebiffent, les passagers trinquent
Très décriée, la taxe carbone européenne est malgré tout entrée en vigueur le 1er janvier. Lufthansa.lufthansa.com a été la première compagnie à dire ouvertement qu’elle devrait augmenter les prix de ses billets pour faire face au surcoût. Delta Air Lines a semble t-il fait le même choix et mis son projet en application immédiatement. Le 2 janvier 2012, au lendemain de l’application du texte, le transporteur américain a ajouté 3 dollars au prix de ses billets entre l’Europe et les États-Unis.
La Chine, fer de lance de l’opposition, a déjà fait savoir qu’elle refusait de participer au système ETS (Emission Trading Scheme) et n’augmenterait donc pas ses billets.Les principales compagnies aériennes chinoise Air China, China Southern Airlines, China Eastern Airlines et Hainan Airlines) se sont regroupées au sein de l'Association du transport aérien chinois (CATA) et songent à porter plainte contre l’Union Europe bien qu’une procédure similaire se soit soldée par un échec.
Cathay Pacific n’a quant à elle pas encore déterminé comment elle ferait face à cette taxe mais la répercussion sur les passagers lui semble inévitable. Singapore Airlines signale qu'elle espère pouvoir éviter l’augmentation de ses tarifs en faisant des économies de carburant.