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Toulouse-Blagnac ne déménagera pas


Faut-il transférer l’aéroport de Toulouse-Blagnac dans une zone moins dense ? Le dossier était à l’étude depuis plusieurs années par la région, mais le préfet de Midi-Pyrénées vient de mettre un terme au projet en raison, notamment, des désaccords sur le lieu choisi pour l’implantation et les lignes ferroviaires à grande vitesse attendues pour 2016.



Philippe Garcia  Aéroport Toulouse-Blagnac
Philippe Garcia Aéroport Toulouse-Blagnac
Ouest-France s’est procuré le courrier du préfet de la région Midi-Pyrénées, Henri-Michel Comet, au SCOT (Schéma de cohérence territoriale) de la vallée de l’Ariège, daté du 6 février, où il explique sa position. Si la réflexion sur un déménagement de Toulouse Blagnac dans une zone moins peuplée avait fait son chemin après le drame AZF en 2001, le représentant de l’État indique que «De nouveaux éléments sont apparus et doivent être pris en considération». Il évoque ses doutes sur l’emplacement qui avait été choisi parmi les 8 envisagés. Situé entre Saverdun et Mazères (Ariège), il se trouve à une cinquante de kilomètre de la ville rose et nécessiterait donc d’importants investissements dans les infrastructures et les transports pour le rendre accessible aux passagers. Le lieu ne fait également pas l'unanimité chez les élus de la région. De plus, il ajoute que si Toulouse-Blagnac parvient à saturation, il est possible de transférer une partie des activités aériennes civiles sur les pistes de l'ancien aérodrome militaire de Francazal, à 20 km de Toulouse. Il doute néanmoins que la plate-forme toulousaine connaisse les affres de la saturation. En effet, il met en avant que les compagnies disposent maintenant d’avions plus gros leur permettant de transporter plus de passagers. Les mouvements aériens sont ainsi passés de 86 000 à 85000 entre 2001 à 2011 alors que le nombre de voyageurs a grimpé de 5,2 millions à 7 millions. «L'hypothèse d'une saturation de l'aéroport, envisagée par le passé, n'est plus d'actualité», conclut-il.
Pour le bruit, principale préoccupation des riverains, il explique «L'amélioration des performances acoustiques des avions de nouvelle génération permet de penser que le développement du trafic de l'aéroport restera cohérent avec le plan d'exposition au bruit actuel». De plus, il ne voit pas la nécessité de ce projet alors que des nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse de la région, attendues à l’horizon 2016, mettront Toulouse à 3 heures de Paris et une heure de Bordeaux.