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Tourisme, affaires ou les deux ?




Les différentes études qui se suivent depuis le début septembre donnent souvent des résultats étonnants. La dernière en date, réalisée par le cabinet anglais Richmond, affirme que les voyageurs d’affaires qui restent au moins 48 heures sur place, apprécient de visiter la ville ou de participer aux événements ponctuels qui s’y déroulent. En cette période de crise, ou chaque centime compte, ce constat étonne. Et pourtant, pour Richmond : « Même si les séjours se réduisent, le déroulé d’une journée ou d’une soirée laisse toujours de la place à une autre approche de la destination ». Des chiffres étayés scientifiquement par Bob Roos, le sociologue qui a piloté ce travail.

« La pression portée sur les voyageurs en charge de représenter leur entreprise les conduit à préserver des moments de repos pour souffler ou analyser la stratégie que l’on est venu défendre ».
Bob Roos croit beaucoup en ces moments d’intimité préservés qui se traduisent sur le terrain par des pauses « café » ou « apéro ». Des sorties en boîte, en lounge voire même pour un break spectacle ou cinéma. Plus de la moitié (51 %) des voyageurs européens interrogés avouent qu’ils apprécient ces moments de détente. 38 % sont « coincés » par des obligations professionnelles et 4% préfèrent rentrer à l’hôtel pour se reposer. A la question : « évoquez vous ces soirées dans votre entreprise », plus de 78 % confirment qu’ils jouent la carte de la discrétion « pour éviter toute jalousie ou toute conclusion hâtive ». Les autres l’évoquent en petit comité sans pour autant entrer dans le détail. Au final, via les quelques 25 questions posées, force est de constater que profiter d’un voyage pour «s’aérer la tête» n’est pas chose rare. Sans doute le meilleur moyen pour expulser la fameuse pression dont les voyageurs d’affaires sont souvent victimes.

Marcel Levy

Jeudi 8 Octobre 2009


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