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Transfert des données personnelles : Mohamed Merah était interdit de vol aux USA


L'affaire commence à se développer aux USA où une source proche du renseignement américain, citée par l'AFP, a reconnu que le meurtrier de Toulouse était interdit de vol aux USA. Selon la presse américaine, l'échange de données entre l'Europe et les USA aurait du attirer l'attention des policiers français sur la dangerosité du personnage. Visiblement, l'information n'est pas passée.



Difficile de comprendre comment fonctionnent les échanges entre les USA et les pays européens. Visiblement, le transfert de données ne serait efficace que dans un sens, les américains ne partageant pas les mêmes informations avec les responsables européens de la sécurité. A priori, à en croire les autorités policières et leur Ministre, la surveillance internationale a pourtant bien fonctionné. Du moins en ce qui concerne les voyages réalisés par Mohamed Merah. Au delà de toute analyse politique, il est surprenant de voir qu'à une époque où l'informatique règne en maître dans la surveillance du voyageur... Personne ne peut raisonnablement savoir s'il est ou non placé sous surveillance. "Erreur", répondent les services du Ministère de l'Intérieur, "La répartition des informations sur un voyageur se fait en fonction du lieu où il se rend et de la durée du voyage. Dans les zones sensibles, et en fonction de certains critères, religieux ou non, la surveillance est plus intensive".
Au final, tout cela conforte l'idée d'un système centralisé pour les grands voyageurs. Ce projet, né il y a quatre ans dans l'esprit de quelques députés européens, repose sur une carte numérique, infalsifiable, dotée d'une puce RFID et qui contiendrait des informations personnelles comme une digitalisation de l'iris du voyageur et une combinaisons unique de points de sureté attribuée au porteur. Cette carte, demandée par le voyageur et payée par lui (environ 75 €) ne serait délivrée qu'après une étude sérieuse du dossier du demandeur. Mais le projet est au point mort. Même si les USA ont apprécie le principe, personne à la TSA n'a souhaité le concrétiser. Idem en France ou en Allemagne, en Italie ou en Grèce où, dans chacun de ces pays, l'idée est saluée... Mais sans plus. Dommage, non ?

Marc Dandreau

Dimanche 25 Mars 2012


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