Il y a l’ancienne norme, qui sera obsolète en juillet 2012 : peu de critères de qualité ou de propreté et des contrôles post classification quasi inexistants. Le critère le plus pertinent pour distinguer un bon hôtel 2* d’un mauvais reste donc son propriétaire, car c’est lui qui détermine l’investissement, la décoration, les infrastructures technologiques, qui recrute le personnel et sélectionne sa clientèle. En résumé, lui seul donne le ton à la prestation. Principal problème : si l’on ne connait pas l’hôtel, ou si l’on n’est pas un ami du patron, impossible de savoir tout cela avant de s’y rendre.
Fortes de ce constat, les autorités responsables créent il y a deux ans une toute nouvelle norme, se basant sur des critères d’infrastructure , mais aussi, sur des éléments techniques, de qualité et de propreté, de formation du personnel, et même de développement durable. Tous les hôtels qui souhaitent conserver leur classification doivent passer en commission avant Juillet 2012 pour espérer remporter le sésame tant convoité… Et là, stupeur, on apprend qu’un hôtelier indépendant sur deux est prêt à abandonner son classement officiel. Raison majeure : la complexité de la démarche, associée au coût des investissements demandés, qui semblent être des freins trop importants au regard des bénéfices, jugés quant à eux trop faibles. Mis à part les grandes chaînes hôtelières qui peuvent investir, l’impact sur notre parc hôtelier semble mitigé.