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Lundi 29 Février 2016

Uber se montre conciliant à Québec mais montre les dents à Alberta


Le Québec cherche à trouver une solution pour aplanir les relations entre les taxis et Uber et réglementer le fonctionnement des VTC par le biais d'une commission parlementaire. Selon Métro, l'entreprise américaine serait prête à donner un droit de regard sur ses chauffeurs au gouvernement québecois. Par contre, la branche d'Alberta d'Uber se montre beaucoup plus combative face aux autorités locales.



Selon l'édition québécois du journal Métro, Uber a proposé à la commission parlementaire - chargée de réglementer le secteur des taxis et des VTC - de permettre au gouvernement québecois de contrôler ses chauffeurs. Ce dispositif de vérification et d'audit, déjà adopté dans plusieurs pays, donnera la possibilité au gouvernement d’interdire un chauffeur sur la plate-forme s'il estime que celui-ci ne répond pas aux exigences de sécurité prévues par la future loi encadrant l'activité VTC. "Le simple fait de dire qu’on fait les vérifications de sécurité, ce n’est pas suffisant. Il faut qu’il y ait quelqu’un qui soit habilité à vérifier qu’on le fait de la bonne façon", a expliqué à Métro Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d’Uber au Québec.

Ainsi après l'inspection et la sélection des chauffeurs par Uber, les conducteurs seraient soumis au contrôle du gouvernement. Selon la proposition de la start-up américaine, les autorités pourraient vérifier à leur tour le profil des chauffeurs et des véhicules en les choisissant "à partir d’un échantillon aléatoire sélectionné à partir de la base de données". Si un collaborateur ne répond pas aux attentes, le gouvernement pourrait demander son retrait de la plate-forme. Toutefois, cette contre-vérification ne se ferait que sur les conducteurs déjà en activité. La société refuse que cela soit fait en amont, craignant que cela ne ralentisse trop son développement.

Dans son mémoire, Uber renouvelle aussi sa proposition de payer une taxe spéciale de 10 cents par course pour l’utilisation de son service UberX à Montréal ou la mise en place d'un système similaire à celui adopté par la Ville d’Edmonton, où l'entreprise doit payer une licence de 70 000$ annuellement. Elle serait également prête à prendre une police d’assurance "approuvée par la province". La société en revanche refuse que ses chauffeurs aient à payer un permis pour exercer.

Uber Alberta de son côté montre les dents. Le directeur de cette section a indiqué le 27 février que le VTC stoppera ses activités dans la province de l'Ouest du Canada le 1er mars, si le gouvernement local ne modifie pas sa réglementation sur les assurances et permis. Il souhaite entre autres qu'il assouplisse la loi qui exige un permis commercial aux chauffeurs. L'entreprise américaine a besoin de ces changements afin de répondre à la réglementation adoptée par le conseil municipal d'Edmonton en vigueur à compter de ce 1er mars.
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